Affaire Weatherford: les autorités vivement interpellées

L’Etat gabonais est conscient de la déliquescence du tissu économique actuel pour avoir eu plusieurs responsables qui l’ont reconnus dans leur propos sectoriel. Les grèves à répétition constituent à n’en point douter un des facteurs favorisant le malaise dans les différents secteurs productifs à l’instar de la société «Weatherford Services Ltd» qui semble faire fi des dispositions réglementaires en matière de législation du travail en République gabonaise, donnant l’impression qu’elle est au-dessus de la loi. En témoigne, ses agissements face à ses ex-employés à qui elle doit le paiement de primes et de droits légaux.

Ayant pourtant reconnu les faits qui lui sont reprochés, la société avec laquelle les employés ont eu des négociations prometteuses continue de briller par sa mauvaise foi, faignant d’ignorer les dispositions portant dérogation dans le secteur pétrolier datant de 2010 quoi n’avaient jamais été remises en cause par l’ancien Directeur général de la société qui disait n’attendre que le rendu du tribunal pour s’exécuter.

La société «Weatherford Services Ltd», spécialisée dans la sous-traitance technique et œuvrant dans l’exploration et la production des hydrocarbures sont à couteaux tirés avec le collectif des employés de cette multinationale depuis surtout que ces derniers ont constaté la démobilisation du matériel soutenue par l’avocat de l’employeur informé qu’il est pourtant des incohérences que cela constitue au regard des conclusions des échanges entre l’inspection du travail, la direction général et les employés.

Pour preuve, depuis près de huit ans, lesdits employés qui attendent toujours qu’ils soient dédommagés, se plaignent du fait que la société déménage sans décision de justice, dire que celle-ci est depuis longtemps saisie aux fins d’apporter, puisqu’elle reste la seule compétente en la matière, un règlement par les voies judiciaires au litige qui oppose les ex-employés à leur employeur.

Il s’agit du paiement d’heures supplémentaires des années 2013/2014 et 2015 cumulées à la somme de 649.382.869 francs CFA et des droits dus aux employés s’élevant à près de 2.000.000.000 de francs CFA.

En effet, s’agissant des heures supplémentaires, les travailleurs qui ont découvert la supercherie de l’entreprise, se sont rendus compte qu’alors qu’ils prestaient douze heures par jour, soit quarante heures par semaine, répondant aux heures passées par semaine sur site de lundi à vendredi en temps normal et douze heures supplémentaires pour les jours passés sur site toujours les samedis, dimanches et jours fériés, ils n’étaient payés que huit heures en violation des dispositions en vigueur et des accords conclus sous l’arbitrage d’Accel Bruno Byé-Ango, inspecteur du travail, médiateur dans le conflit opposant la société «Weatherford Services Ltd» au Syndicat Autonome des Pétroliers (SAP), représentant les employés de ladite société.

En dépit de ces dispositions, les employés sont curieusement surpris de la disparation du matériel dissimulé ou liquidé, selon le collectif des ex-employés de Weatherford Services Ltd, qui atteste de sa présence dans d’autres entreprises de la place.

Les soixante-et-une (61) mères et pères de famille qui espéraient voir le dossier traiter dans les règles de l’art, se disent abuser, constatant que l’employeur est unilatéralement en train de déménager, alors que par ordonnance portant saisie conservatoire des biens meubles corporels ou incorporels n°110/2018- 2019 datant du 28 juin 2019, le Président du Tribunal de Port- Gentil, autorisait Ndjonga Wenceslas, président du collectif des ex-employés de Weatherford Services Ltd, de saisir via huissier de justice dans un délai de trois mois à compter de la date de signature de l’ordonnance suscitée, les biens meubles corporels ou incorporels propriétés de la société. Ce qui constituait une garantie pour les employés.

Les autorités gabonaises compétentes sont ici vivement interpellées pour que cette affaire ne fasse pas tâche d’huile et que justice soit rendue sans délai, histoire de soigner, s’il en était encore besoin, l’image du pays.

Affaire à suivre…

Source: Gabon initiative.com

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