Affaires de détournement des fonds publics : l’avocat Jean-Paul Moumbembe lance un «appel» au ministre de la justice de prendre ses responsabilités

Me Jean-Paul Moubembe a animé dimanche, une conférence de presse à son cabinet, sise au Camp de Gaulle, dans le premier arrondissement de Libreville, au cours de laquelle, il a invité, le ministre de la justice de voir ordonner la libération immédiate des «titres» ou «fonction» incarcérés à la prison centrale de Libreville en même temps que leurs titulaires encore en exercice.

Lors des échanges avec les hommes et femmes des médias, plusieurs contours desdites affaires ont été abordés, notamment ceux relatifs au maintien en détention des deux (2) inculpés que cet avocat qualifie d’arbitraire.

Les sieurs, Patrichi Christian Tanasa Mbadinga et Lionel Erwin Diambou n’ont pas leur place dans les établissements pénitenciers de Libreville. Car, a-t-il dit, qu’ils ont été incarcéré avec leur titre. Pour lui, en sa qualité d’avocat, défenseur des droits, ses clients bénéficieraient actuellement de la présomption d’innocence.

Par ailleurs, Jean-Paul Moubembe, avocat au barreau du Gabon, a également profité de cette occasion, pour dénoncer avec amertume, la situation inhumaine vécue par ses clients avant leur audition devant les deux (2) procureurs de la République et avant leur interrogatoire devant les deux (2) juges d’instructions près du tribunal spécial de Libreville.

«Ils ont vécu un climat de tortures psychologiques permanentes durant plus de 48h de 16h à 16h c-a-d de mercredi 27 novembre 2019, assis à même le sol, sans manger, ni boire», s’est-il indigné. «Nous, Avocats des gardés à vue, avons vécu avec eux cette situation psychologique insupportable durant ces 48h», a appuyé, Moubembe.

Selon lui, ces conditions inhumaine ont mis en mal l’état mental des inculpés. Une telle procédure d’instruction menée dans de telles conditions inhumaines, est nulle et non avenue, a-t-il dit, avant de conclure : «quels magistrats du Parquet de la République et de l’Instruction humainement parlant peuvent rester concentrés au-delà de quatre heures, sans voir leurs attentions et jugement être altérés ?».

Pour finir, cet avocat a lancé un appel au bon sens en demandant que le droit soit respecté. Auquel cas, il menace d’intenter une action en dommages et intérêts pour les préjudices que subissent ses clients.

Aimé Serge Boulingui

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