Auto bilan coupable de malversations financières ?

Les malversations financières sont irréversibles, dans le monde des affaires, c’est connu. Cependant, les entreprises qui s’en exposent tuent de facto leur image à vie. Malheureusement, une entreprise gabonaise de grande enseigne défraie désormais la chronique. Auto bilan, un centre de contrôle technique dont la Direction est basée au Luxembourg et qui élabore les rapports d’activités et l’état des redevances dus est depuis peu dans la tourmente.

Auto bilan est accusé de corruption. Les raisons de cette indexation, le versement supposé de 21 millions de francs CFA à titre de pots de vin, au bénéfice de quelques responsables non habilités de la Direction Générale des transports terrestres (DGTT).

Selon nos sources, les bénéficiaires de ces abjects dessous de tables seraient Nadine Ogoula ep. Obiang DGA2, le DGA1 de la DGTT, Clémence Loupdy Matiga, avec une seconde perception particulière allouée à Pierre Jonas Okoumba Mbourou, Directeur Général de la DGGT en 2011 et d’un montant de 4 millions de francs CFA ouvrant une crise sans précédent.

À ce montant, il faudra aussi ajouter le solde définitif débiteur de 395 millions de francs CFA à la CNSS, et le total général réclamé par les impôts d’un montant de 11 milliards de francs CFA et s’écoulant de 2005 à 2019.

Depuis, de nombreux observateurs exigent une vérification plus relevée. Elle devrait permettre de déceler d’autre cas de corruption, s’il n’en est.

Étant donné qu’il s’agit de répression et non de prévention, plusieurs pistes de solutions sont proposées. L’une des plus suggérée pour réduire la corruption, est la réduction de la taille de l’État et créer davantage de concurrence.

La recherche économique démontre que la taille de l’État va de pair avec la corruption. En particulier, la réglementation économique est liée à la corruption. La relation va dans les deux sens : une réglementation excessive de l’économie donne lieu à la corruption et la corruption peut inciter un gouvernement à réglementer davantage l’économie, en favorisant une entreprise ou un secteur aux dépens des autres, ou aux dépens des citoyens. L’intervention de l’État peut par exemple avantager une entreprise en lui octroyant un contrat ou en tolérant qu’elle contourne la réglementation.

La corruption n’est donc pas une fatalité. En diminuant la taille de l’État régulateur, on diminue les occasions de corruption ainsi que la réglementation résultant de la corruption. Une autre politique efficace pour mitiger la corruption est d’avoir recours à une concurrence accrue.

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