Claudine Ayo, vraie ou fausse prophétesse ? 

La question vaux son pesant d’or, au moment où la crédibilité des leaders religieux gabonais est au plus mal. C’est, dans une moindre mesure, le questionnement que l’on pourrait faire du ministère prétendument prophétique, de Claudine Ayo, épouse de Guy Christian Mavioga, patron de Pizolub. 

« Mike Jocktane, Dieu me dit de te dire d’arrêter d’entourlouper les gabonais, tu es un Bongo Ondimba ». C’est l’assertion de la « prophétesse » Claudine Ayo, à l’endroit de l’évêque Mike Steeve Jocktane. Et: « Ton travail d’abord c’est d’évangeliser, d’apporter le Salut dans ta famille paternelle. Tu prêches quel Evangile ? Vas te réconcilier avec ta famille et ton frère, Ali Bongo »

Des propos qui n’ont pas fini de choquer le monde chrétien. 

Dans la même intervention, Claudine Ayo indique que le leader des ministères Christ révélé aux nations, serait bel et bien le fils biologique du président défunt Omar Bongo Ondimba et qu’il y aurait de sa part, tromperie du peuple gabonais. 

Depuis sa sortie devenue virale sur les réseaux sociaux, ils sont désormais nombreux à s’interroger sur le titre de « prophétesse » que revendique Anna Claudine Ayo. 

Quelle vraie prophètesse de Dieu est capable de s’exprimer de la sorte? Est-il sain pour une prophétesse de dénigrer ainsi un autre de ses collègues ? Qui a réellement demandé à la « prophétesse » Claudine Ayo de dire à l’évêque Mike Steeve Jocktane ? Est-ce réellement Dieu ou sa colère ? Et si Dieu lui avait réellement chargé de dire ces choses à l’évêque Mike Steeve Jocktane, lui a-t-il demandé de le faire sur la place publique? 

Des questions qui ne finissent pas de turlupiner l’opinion. 

« Le corps de Christ est vraiment perdu. Même si la prophétesse Ayo dit avoir été attaquée, mais est ce qu’elle était obligé de réagir comme ça et sur les réseaux sociaux ? Ça c’est le monde » avance Norbert, chrétien pratiquant dans une église dite de réveil. Et:  « C’est à cause de tout ce monde là que le nom de Dieu est sali. Leurs querelles, ils auraient pu les régler comme de vrais hommes et femmes d’eglises » rajoute-t-il. 

« Nous entendons bien que madame Ayo ait décidé de régler ses comptes à son collègue, Jocktane, mais de là à dire que Dieu lui aurait demandé de dire…ça tombe sous le sens » fait observer un riverain de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville.  

Pour sûr, loin d’avoir trouvé l’asentiment de l’opinion, la sortie tempêtueuse de Claudine Ayo a une nouvelle fois jeté le discrédit sur la crédibilité des leaders religieux d’une part, et sur le corps de Christ, d’autre part.

Joseph Mundruma

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