DE LA CRISE SANITAIRE A LA CRISE HUMANITAIRE : Conservation ou conquête du pouvoir?

La conservation peut être perçue comme étant le fait de garder une chose que l’on possède déjà. En revanche, la conquête vise la possession d’une chose désirée. Ici, il s’agira pour nous, à travers le fonctionnement des différentes structures sociopolitiques, de saisir la volonté de chacune d’elles, pour tenter de répondre à notre problématique.

Le but poursuivi par un parti politique est là prise du pouvoir, afin d’assurer la gestion de l’Etat.
Le PDG ( Parti Démocratique Gabonais) , est celui qui est aux affaires dans notre pays. Cependant, au regard de ses actions, voire même de ses résultats, on est à même de se poser la question de savoir, si ce parti  »milite » vraiment pour la conservation du pouvoir? A première vue, et au regard de l’échec de la mise en oeuvre des politiques publiques, cela nous emmène à nous interroger sur la qualité et les objectifs poursuivis par ces représentants au sein de l’Executif. En effet, depuis son congrès ordinaire dit des 2R ( Régénération et revitalisation) tenu en décembre 2017 et sa débâcle aux dernières élections législatives et locales, le PDG a du mal à dérouler son rouleau compresseur.

Miné aussi par des querelles intestines entre les carriéristes et les parachutés, le parti loin de vivre, survit pendant ce temps, ces représentants au gouvernement, loin d’être les hommes de la situation par rapport aux enjeux de l’heure, sont tournés vers une conservation du pouvoir. Sauf que cette conservation du pouvoir,en partant des actions planifiées et coordonnées, n’est pas envisagée avec le  »Distingue Camarade ». Pour preuve, ils se sont déployés à affaiblir les institutions en tête desquelles, la Présidence de la République.

Des lors, en lieu et place d’institutions fortes, nous avons plutôt des hommes forts, prêts pour la conquête du pouvoir en 2023. Des lors, l »avenir n’est plus en confiance ». Car, sans scrupule aucun, le bilan du Président de la République leur importe peu. Tout comme le bien-être des populations. Il y a un parfum de trahison, voire de complot dans l’air.

Lors de l’ouverture du congrès des 2R, tel un prophète, Ali Bongo avait lancé à leur endroit que : il y a encore des souris dans le sac d’arrachides. Aujourd’hui, force est de constater que ces politiciens ne roulent ni pour le DCPR,encore moins pour les populations . Si la trahison fait partie du jeu politique, cependant, c’est la fidélité qui paye. Chacun d’entre nous a le droit de ne pas aimer Ali Bongo Ondimba. Chacun d’entre nous a le droit de l’aimer. Mais nul n’a le droit de faire les deux.

Par ailleurs, l’oppositon qui aurait pu être une alternative crédible dans la conquête du pouvoir, a perdu toutes ses lettres de noblesses au regard de sa gestion de la crise sanitaire: peu d’empressement, manque de promptitude et actions concrètes à voler au secours des populations.

Autant de chose qui nous laisse penser que l’opposition gabonaise se bat pour ses propres intérêts. Elle ne guette que des incidents politiques pour, proposer la formation de gouvernement de large ouverture, ou d’union nationale. D’ailleurs on peut légitimement se demander si elle a un idéal pour le peuple? Car, nous savons que pour la plus part d’entre eux, ils sont devenus opposants par désaccord avec le régime dont ils ont par ailleurs été architectes. Pour d’autres, ils créent des partis politiques pour servir de monnaie d’echanges ou,pour consolider le pouvoir en place. Ce qui nous conduit à nous interroger si, il existe une véritable opposition dans notre pays.

La société civile quant à elle,n’a plus de civile que le nom. En effet, force a été de constater qu’au cours de la présidentielle de 2016, certains leaders syndicaux ont prit position pour des différents camps politiques, bradant au passage leur rôle de troisième voie. Loin d’être une force de proposition, elle a fini par devenir une force de positions. En se rangeant derrière des hommes politiques, elle inhibe son action sur le terrain. D’ou son aphonie depuis le début de cette pandémie.

La diaspora gabonaise pour sa part, a dévoyé aussi son rôle de force de proposition en s’enggluant dans un combat politique. Ce qui malheureusement n’est pas son rôle. Son combat est d’abord et avant tout idéel. Et non idéologique. Car, l’ideologie fait d’eux des partisans. Le Gabon ne peut et ne pourra se construire sans elle. Sur la route de son développement, le pays compte sur elle. C’est a travers sa contribution exogène, associée à la contribution endogène, que le Gabon, à travers le mélange des deux, va trouver une originalité en partant de cette homogénéité. Puis, il ne faut pas que les anciens dignitaires du pouvoir viennent entacher leur idéal. Ce sont des gens qui sont tombés en disgrâce non pas à cause du peuple, mais plutôt à cause de leurs intérêts personnels et leurs ambitions démesurées.

Et pour obtenir un blanc saint, ils se font passer pour les libérateurs du pays en pourfendant le régime qu’ils ont servi pour certains, et qu’ils ont construit pour d’autres.

Je ne semble point ignorer qu’il y a eu des morts en 2016. Mais ce n’est ni avec la haine’ni avec des invectives, ni avec la calomnie ou la médisance que l’on bâtit un pays. Nous devons poursuivre l’idéal pour lequel nos frères et soeurs sont morts. Mais pas dans la violence. Oui vous devez lutter. Mais avec une seule et unique arme que nous enseigne la Bible : le PARDON.

C’est avec lui que nous allons taire les démons de la colère pour faire place à ce qu’il y a de commun en nous :la concorde. Oui,nous devons êtres unis dans la concorde maintenant, et ce plus que jamais, penser et re-penser le pays pour le bien de tous. Seul,on va vite. Ensemble, nous irons loin.
J’ai pas pu utiliser le thermoflash en raison de son infection avancée.
Puisse Dieu veiller et protéger notre cher et beau pays le Gabon.

Gilles Eric ILOBO MOUKOUANGA,
Consultant en Stratège et Développement.
Digi Pro Conseil.

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