Enrichissement illicite/Corruption : Et si l’on s’intéressait à Ali Akbar Onanga Y’obegue ?

Le gouvernement de Nkoghe Bekale a fait de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sa priorité, notamment en nommant le bouillant et sulfureux Francis Nkea comme ministre en charge de ce fléau qui gangrène l’administration gabonaise. À l’heure actuelle, la majorité des Gabonais n’arrive toujours pas à comprendre l' »impunité », s’il n’en est, dont semble jouir Ali Akbar Onanga Y’obegue, ex-ministre de la fonction publique, et qui selon des affirmations dignes de foi, serait à la tête d’une insolente richesse acquise en un temps relativement très court.

Selon des témoignages concordants, le natif d’Akiéni détiendrait une insolente richesse qu’il ne pourrait justifier même si pour un tel exercice, il faisait appelle à tous les spécialistes d’économie. Tout semble plaider en sa défaveur. En effet, le patrimoine matériel et financier d’Ali Akbar Onanga Y’obegue suscite bon nombre d’interrogations au sein de l’opinion.

Le polygame détiendrait, selon toute information, six « châteaux », dont deux offerts à ses deux épouses. Il serait également propriétaire d’un parc automobile d’un luxe insolent, dans lequel on y trouverait des véhicules dont les prix varieraient de 50 millions à 200 millions de nos francs: Bentley, range rover, Toyota VX, etc. À cela il faudra aussi ajouter de nombreux biens immobiliers.

À la longue liste des acquisitions « douteuses » imputées à l’ex-ministre de la fonction publique, figurerait aussi la création de milliers d' »emplois fictifs » au sein de la fonction publique. Ces faux emplois auraient rapporté à l’intéressé une manne de 450 millions de francs cfa par mois. Un chiffre complètement hallucinant, qui jette définitivement la suspicion de corruption sur Ali Akbar Onanga Y’obegue.

Au regard de tous ces acquis vraisemblablement illicites, tout en lui reconnaissant le droit à la présomption d’innocence, on se pose tout naturellement les sempiternelles questions : Comment a-t-il pu jusqu’ici passer entre les mailles du filet des instances qui luttent contre la corruption et l’enrichissement illicite ? Ces instances ne devraient-elles pas s’interroger à leur tour sur ces importantes richesses acquises si subitement ?

Désormais le regard des gabonais se tourne vers Francis Nkea, lui qui il y a peu faisait une entrée fracassante, tout juste après sa nomination comme ministre de la promotion de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et l’évaluation des politiques publiques. En effet, puisque disait-il, lutter avec entrain contre la corruption sans faire acception de personnes, et qu’il débuterait par le gouvernement. Des propos qui ont créé une lueur d’espoir chez les Gabonais, qui depuis trop longtemps ont vu des gens, à l’exemple du natif d’Akiéni, briller par des malversations de tout genre sans en être inquiétés.

Aujourd’hui, l’une des questions qui se pose avec acuité est celle de savoir si la proximité d’Ali Akbar Onanga Y’obegue à Ali Bongo pourrait freiner l’élan de Francis Nkea. D’ailleurs, selon des avis concordants, le natif du Haut-ogooué devrait sa fulgurante ascension sociale à sa relation au chef de l’État. Lequel durant le premier septennat, 2009-2016, lui aurait confié de grandes responsabilités.

Une confiance qui aurait été jetée en pâture. Pour cause, certaines indiscrétions accusent Ali Akbar Onanga Y’Obegue de s’en être servi à ses fins. Justifié ou non, il ressort tout de même qu’à l’observation, l’ascension sociale fulgurante de notre compatriote a suivi. Et pas seulement que, puisque son enrichissement n’a guère été en reste.

Dans certains salons feutrés, il se susurre que ce proche de Bongo serait à mettre au nombre des grands criminels financiers de ce pays. Il aurait été , le premier septennat d’Ali Bongo durant, au cœur d’un vaste réseau de détournement de fonds publics.

Au nombre des opérations de détournements, on devrait compter, avance-t-on, les fonds alloués aux programmes de développements sociaux lors du premier septennat du Chef de l’Etat. Il s’agit plus exactement d’une enveloppe plafonée à plus de 5000 milliards de FCFA. Un record.

Ces fonds qui auraient dû servir les intérêts communs des compatriotes, auraient été affectés à d’autres fins.

Des révélations qui méritent qu’on s’y intéresse.

Ce qui n’est depuis longtemps qu’un secret de polichinelle pour beaucoup, tarde encore à convaincre les instances compétentes. Sur bien des acquisitions, des enquêtes devraient pourtant s’ouvrir.

Joseph Mundruma

Une pensée sur “Enrichissement illicite/Corruption : Et si l’on s’intéressait à Ali Akbar Onanga Y’obegue ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *