Enseignement supérieur : les universités marocaines et tunisiennes en prospection au Gabon

Les résultats du Bac désormais connus, les étudiants vaquent maintenant à leurs inscriptions dans les universités étrangères. Celles du Maroc et de la Tunisie notamment, sont depuis plusieurs jours à Libreville dans le cadre d’un salon de l’étudiant. Objectif : informer les postulants sur les différentes filières, mais aussi sur toutes les procédures administratives devant faciliter leur séjour estudiantin.

Avec près de 32000 étudiants dont plus de 2000 boursiers repartis à travers le monde, le Gabon compte parmi les pays d’Afrique noire qui promeut au mieux ses étudiants. Cela représente annuellement un marché d’environ 50 milliards de Fcfa, qui interpellent à l’avenir les plus grandes universités marocaines et tunisiennes qui ont compris tout l’intérêt de venir à la rencontre des étudiants gabonais afin de leur fournir les informations nécessaires leur permettant de poursuivre leur cursus de formation supérieure dans des prestigieuses universités du maghreb.

Le salon des inscriptions universitaires qui s’est ouvert depuis plusieurs jours à Libreville (Radison), est finalement une aubaine pour des milliers d’étudiants dont certains viennent d’avoir leur Bac.

«Ce salon des inscriptions tombe à point nommé car il donne la possibilité aux parents de mesurer d’eux-mêmes l’offre des universités marocaines et tunisiennes, deux pays avec qui nous avons depuis développé des partenariats afin de compenser le manque de structures d’accueils universitaires particulièrement dans les domaines techniques où notre pays présente d’énormes besoins », a indiqué Joël LEHMAN, Directeur Général de l’ANBG.

Le mieux qu’on puisse dire, c’est que le marché du travail gabonais est confronté à l’inadéquation de l’offre et de la demande. «Nous venons d’avoir une rencontre avec le ministère du travail qui nous a clairement démontré que le Gabon était à la recherche des métiers techniques», a renchérit le patron des bourses.

Face à un tel enjeu dont dépend le développement du pays, l’apport de la coopération étrangère dans le domaine des formations universitaires sera déterminant. D’où l’importance de ce salons des inscriptions, «toutes les grandes écoles et universités ici représentées sont d’utilité publique au Maroc et en Tunisie. Elles offrent des formations de qualité avec parfois des suivis personnalisés pour chaque étudiant. Certaines d’entre elles, ont par ailleurs des partenariats avec d’autres universités européennes et canadiennes. Ce qui leur donne la possibilité de poursuivre leur cycle ailleurs qu’au maghreb», a indiqué Fatim Zara, organisatrice de ce salon des inscriptions qui s’est déroulé cette année en deux phases dont une première fixée au mois de mars qui aura permis d’informer d’abord les étudiants. Et une deuxième phase actuelle, qui permet aux étudiants de s’inscrire après bien entendu avoir satisfait aux tests.

Alain Michel Mbinah Mbinah

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