Enseignement supérieur : Regard croisé sur les réformes de Guy Bertrand Mapangou

Initialement prévu le 15 décembre 2017 dernier, la rentrée académique 2017-2018 est finalement intervenue en janvier 2018. Pour la première fois au Gabon, les vieux démons qui ont établi pignon sur rue dans le monde estudiantin, ont vaqué à l’apaisement social, sans heurts, ni scènes de mécontentement souvent agitées à chaque levée de rideaux des universités et grandes écoles relevant d’utilité publique .

Par Cynthia Mengue Mezui

Les réseaux sociaux sont devenus des lieux de règlement de comptes, de la vilipende et d’intoxication au regard de ce que l’on peut lire sur ces plates-formes devenues incontournables. D’aucuns exploitent ces supports pour semer le trouble et jeter l’opprobre à une certaine classe politique du pays.

C’est dans ce collimateur qu’ on retrouve des hommes « doués » pour le sale boulot.
À y regarder de près, et ce pour l’affaire qui retiens notre attention, l’évidence est que le membre du gouvernement, M. Guy Bertrand Mapangou est un bosseur. Un homme engagé à conjurer l’atmosphère lourde et pestilentielle qui étreint depuis déjà, le monde estudiantin. Peu après être arrivé au ministère de l’Enseignement supérieur, que celui-ci pointait du doigt de nombreux soubresauts, entre autre l’absence d’une vision programmatique, la diminution progressive des capacités d’accueil, l’obsolescence des équipements pédagogiques, la diminution constante des dotations budgétaires, la permanence de l’insécurité en milieu universitaire, etc.

Les réformes

« Toutefois, il y a eu beaucoup d’amélioration faisant en sorte que plusieurs grandes écoles ont pu commencer les cours. Il y a eu un frémissement du côté de la faculté des lettres » , a expliqué le patron de l’Enseignement supérieur, lors d’une récente rencontre.

Par ailleurs, pour surmonter ces difficultés qui ont souvent perturbé le bon fonctionnement des universités au Gabon, un certain nombre de réformes ont été initiées par le ministère de l’Enseignement supérieur. « Ces réformes visent l’amélioration de la période performance académique, par la profession et par la gestion des établissements, et l’accroissement de leur contribution à la stratégie  » citait-il dans les colonnes d’un journal.

Deux piliers structurants

Le premier est la modernisation de la gouvernance universitaire. Celui-ci s’appuie sur la révision du cadre réglementaire, à travers « l’actualisation des statuts des universités et grandes écoles, l’instauration d’un management de projet où les chefs d’établissement sont désormais promus à partir d’un projet de développement institutionnel, sur la base d’un processus concurrentiel, la dématérialisation des procédures administratives et académiques par la généralisation du numérique dans la gestion quotidienne des établissements, ainsi que la création d’une police universitaire pour renforcer la sécurité de l’activité académique » .

Le second pilier est le renforcement de l’autonomie financière des établissements. « Il appelle l’élargissement et la diversification des fonds propres des universités et grandes écoles par le réajustement des droits universitaires et le renforcement du partenariat avec le privé, de façon à allier formations supérieures et besoins de marchés de l’emploi » , a expliqué Guy Bertrand Mapangou.

Les frais d’inscription, question devenue épineuse en début d’année académique, ont été également abordé par le ministre de l’enseignement supérieur. « En principe, les étudiants en formation initiale, 35000, 60000 et 80000 francs CFA par an, respectivement pour les cycles Licence, Master et Doctorat. Dans certains établissements comme l’ENS, les tarifs en Licence et Master étaient déjà supérieurs à ceux pratiqués aujourd’hui. Pour les formations continues, les tarifs peuvent varier d’un établissement à l’autre, En fonction de la spécificité de la formation » , a-t-il souligné.

Selon le membre du gouvernement, son département n’a enregistré aucune plainte officielle sur une violation des taux officiels. « Si tel était le cas, toutes mesures qu’impose la situation auraient été prise » , a affirmé Guy Bertrand Mapangou dans un récent échange avec la presse.

Cependant, on observe l’évolution de l’assainissement du climat de dialogue, parfois torpillé dans l’ombre par certains aux ambitions antipatriotiques.
C’est du reste, dans la quête du bien-être de l’univers estudiantin de l’université Omar Bongo Ondimba, qu’ avaient été lancé des travaux d’aménagements des principales voies de communication, malheureusement interrompus aujourd’hui, du fait de l’absence des ressources financières.

La rédaction

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