Entretien Exclusif d’Aimé Régis Renombo: «si on peut commander de loin, on ne peut administrer que de près»

Approché ce week-end par notre rédaction alors qu’il travaillait dans son bureau au siège de son mouvement politique, Aimé Régis RENOMBO, Président du Rassemblement Espoir pour le Peuple (REP), nous a accordé une interview exclusive.

La Rédaction: bonjour Monsieur le président. Nous sommes samedi et vous êtes à votre bureau entrain de travailler. Sur quoi travaillez vous exactement ?

Le président: bonjour, vous savez, c’est Senghor qui disait qu’on entre en politique comme on entre en religion. C’est un sacerdoce. On ne compte plus son temps. On donne tout pour le Gabon et les gabonais. Le chef de l’Etat en est d’ailleurs l’exemple le plus patent. Quant à savoir ce sur quoi je travaille, c’est simple. je travaille sur l’administration de notre mouvement. Vous savez ce qu’on dit: «Si on peut commander de loin, on ne peut administrer que de près». Pour 2020, nous avons une feuille de route; il est donc important pour nous de planifier nos actions. Pour le reste, je reçois quelques courriers de militants et de compatriotes. j’appel chacun au téléphonne pour écouter et échanger.

La rédaction: Monsieur le Président, de quel côté êtes vous? où se situe le REP ?

Le président : pourquoi voulez-vous réduire la vie politique gabonaise à l’appartenance d’un camp. Cette manière de penser est potentiellement dangereuse et constitue une menace pour notre vivre ensemble puisque vous opposez systématiquement des gabonais à d’autres gabonais. Pour ma part, c’est sur le plan des idées que les choix politiques doivent se faire. Le REP soutient toutes idées et toutes entreprises allant dans le sens et l’intérêt des gabonais.

La rédaction: pensez-vous que tous les secteurs de notre économie ont évolué dans le sens de l’intérêt des gabonais ?

Le Président: je Pense que le Chef de l’État a à coeur l’intérêt des gabonais. Bien sûr, rien n’est parfait sur cette terre des hommes. Si beaucoup a déjà été fait, beaucoup reste à faire. Il faut savoir que soixante (60) ans après les indépendances, nous en sommes encore à construire les infrastructures de survi: l’eau, l’électricité, l’hopital etc… et le Gabon n’est pas une exception. En la matière, on peut se féliciter des progrès accomplis tout en étant conscient que les gabonais attendent davantage.

La rédaction: que pensez-vous de la nomination récente de Monsieur NOURREDIN BONGO VALENTIN au poste de Coordinateur général des affaires présidentielles ?

Le président: j’ai déjà eu à répondre à cette question dans un précédent article.

La rédaction: pensez-vous comme certains hommes politiques de notre pays que M. NOURREDIN BONGO VALENTIN usurperait les attributions du Vice-Président de la République et du Premier Ministre ?

Le président : non, je ne le pense pas car la loi fondamentale est claire en ce qui concerne les prérogatives dévolues et au vice-président et au premier ministre. Le CGAP ne prête pas serment devant le Président de la République alors que le vice président de la République et le Premier ministre si. Le CGAP ne dispose pas du pouvoir reglementaire pour nommer aux emplois civiles et militaires alors que le premier ministre si. Sous réserve des dispositions de l’article 20 de notre constitution. Le CGAP ne supplée pas le Président de la République alors que le Premier ministre et le Vice-président de la République le peuvent dans des cas bien précis. Le CGAP ne peut présider le conseil des ministres ni en fixer l’ordre du jour alors que le Vice président de la République le peut dans certains cas exceptionnel. Je pourrais aller plus loin en droit pour dire que le pouvoir de police dévolu à certaines autorités administratives comme les maires de commune et les préfets ne fait pas partie des attributions conférés au CGAP. Ce qui est tout à fait normal puisque le pouvoir de police est lié à l’exercice du pouvoir reglementaire. C’est donc un faux procès fait à Monsieur NOURREDIN BONGO VALENTIN en sa qualité de Coordinateur géneral des affaires présidentielles. Au demeurant, aucune loi n’interdit au Président de la République de se faire assister. Il n’y a donc pas lieu de distinguer là où la loi ne distingue pas.

La rédaction: Monsieur le Président, je vois que l’inspecteur central des impôts que vous êtes connaissez aussi le droit. Que pensez vous alors des plaintes et des accusations contre M. NOURREDIN BONGO VALENTIN ?

Le Président: vous savez ? J’ai toujours raffolé des mythes et des légendes. Or, comme chacun sait, il faut pour faire prospérer un mythe ou une légende, un évènement suffisament marquant à la base pour essayer de l’imprimer dans la mémoire collective. Il en est ainsi par exemple du monstre du Loch ness. Tout le monde en parle mais personne n’en a jamais apporté la preuve.

La rédaction : Êtes vous entrain de dire que les accusations contre M. NOURREDIN sont pures affabulations ?

Le Président: j’ai dis que personne n’a jamais apporté la preuve de l’existence du monstre de Loch ness.

La rédaction: Monsieur le Président, quel est le niveau d’implantation du REP aujourdhui ?

Le président: le REP est présent aujourdhui dans les six (6) arrondissements de Libreville ainsi qu’à Owendo et Akanda. Pour l’année 2020, nous nous fixons comme objectif d’implanter une centaine de nouveaux comités politiques en plus de ceux qui existent déjà.
Par ailleurs, trois (3) nouveaux comités politiques seront prochainement installés à port gentil. Vous comprenez donc bien que le REP n’entend pas faire de la figuration mais compte prendre une part active à la vie politique de notre pays.

La rédaction: un dernier mot Monsieur le Président ?

Le président: j’ai toujours pensé et je pense encore que le Gabon devrait être une chance pour tous. C’est d’ailleurs le slogan de notre mouvement.

La rédaction: merci Monsieur le Président.

Le président: c’est moi qui vous remercie.

Aimé Serge Boulingui/G9infos

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