Eviction de Bruno Ben MOUBAMBA du gouvernement : Quand le MOGABO tire les ficelles

Derrière l’éviction de Bruno Ben MOUBAMBA (BBM) du gouvernement, il faut y voir le spectre du MOGABO, mouvement émergentiste dont l’optique est à n’en point douter, l’accaparement d’Ali Bongo Ondimba.

 

Et pourtant, à la cause d’Ali Bongo Ondimba, BBM y était entièrement rompu. D’ailleurs, il l’avait clairement annoncé lors de ses sorties médiatiques, de même qu’à travers son réseau social de prédilection : Facebook. Pour le chef de l’Etat, il a relevé l’épineux défi de l’occupation illégale des logements sociaux d’Angondjé et de Bikélé, la réouverture de l’usine DAACO de Nzeng Ayong, une entité spécialisée dans la fabrique des briques de terre stabilisées, la régularisation des situations administratives des promotions 2012 et 2014 de l’École Nationale du Cadastre, entre autres réussites.

A préciser que toutes ces réalisations ont été faites en un an d’exercice seulement. Un exploit.

Estampillé « persona non grata » du gouvernement en raison de ses observations toutes particulières, l’ancien ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement doit le traitement dont il est l’objet des proches de Bongo issu du mouvement dénommé le MOGABO. Une formation à la manœuvre ce depuis le scrutin d’août 2016 et dont aucune composition politique n’échappe à leur contrôle.

Il est donc évident que BBM ai été désigné comme le mouton noir, la personnalité « ambitieuse » dont il convenait de disqualifier à tout prix, ce d’autant qu’il s’illustrait quelque peu en donneur de leçons, promettant de faire le nettoyage dans le cercle d’amitié du président.

De l’avis de nombreux observateurs du microcosme politique gabonais, au gouvernement, BBM aurait été encore plus utile à Ali Bongo. Alors que les défis à relever sont encore nombreux, le chef de l’Etat aurait pu trouver en l’ « héritier » de Pierre Mamboudou toute la volonté de traduire sa volonté en actes concrets.

Joseph Mundruma

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