Gabon/Front social: Le Synatra-CGC dénonce les « magouilles machiavéliques » des dirigeants du CGC

Le Syndicat national des transports au conseil gabonais des chargeurs (Synatra-CGC) que dirige Gaston Robert Komlan Indassy-Gnambault a tenu le mardi 3 juillet courant, un point-presse. Objectif, attirer l’attention des plus hautes autorités du pays au sujet des « actes contraires à la loi » posés par la direction générale du conseil gabonais des chargeurs (CGC) sur les membres du Synatra.

C’est dans la salle polyvalente de la Cosyga, dans le 3e arrondissement de Libreville que le président du Synatra-Cgc a présenté les faits aux syndicalistes du secteur des transports. Notamment, le syndicat des agents des transports terrestres (Syatrat), le syndicat des agents du ministère des transports et de l’aviation civil (Samtac) et le syndicat national des agents de la sécurité routière (Synasr), respectivement représentés par leurs présidents, Rodrigue Tsanga, Ghislain Malanda et Samuel Meye, secrétaire général.

Indassy-Gnambult a dénoncé les « manigances » perpétrées par la hiérarchie du Conseil gabonais des chargeurs qui serait, selon lui, animé d’une volonté « inédite » de faire du mal à ses agents. Et qui multiplierait aussi des actes.

Il s’agirait de la transformation de l’entretien en une tribune de victimisation ou de matraquage moral et lynchage psychologique des grévistes, de blocage des comptes bancaires de 20 grévistes, de licenciement de 14 grévistes sur 30 inscrits dans la liste noire de la direction générale, du refus par la direction générale d’intégrer les représentants des travailleurs au CGC après le rejet de l’inspecteur du travail de lever la protection et l’échec de leur recours en annulation de ladite décision, introduit auprès du ministre du Travail.

Outre ces raisons, il y aurait aussi la saisine du juge de référé d’heure à l’heure pour démanteler le Synatra-Cgc, d’une déclaration ostentatoire de la direction générale du CGC, de la mise filature des grévistes.

Au regard des points susmentionnés, le président du Synatra-Cgc a interpellé la confédération la Cosyga à tout mettre en œuvre dans les meilleurs délais, ce qui devrait faire respecter toutes les décisions techniques et les orientations administratives des autorités gouvernementales.

Dans la même foulé, le président du Samtac en a profité pour interpeller le Président de la République sur la nécessité de mettre « hors d’état de nuire » les « pyromanes » : « Il y a trop de pyromanes dans nos administrations, qui ne font rien pour fédérer les gabonais autour du Président de la République », a-t-il martelé, laissant entendre qu’ « un directeur général n’est pas au-dessus d’un ministre de transport. Donc, si madame le directeur général qui est le garant de cette structure se fiche de tout ce qui est pris comme engagement, ce qu’elle a un soutient ».


Vue des syndicalistes

« Plus on pose les actes impopulaires comme ce qui vient de se passer au CGC, plus les gabonais estiment que c’est le Président qui ferme les yeux dans ce genre de situation là », a souligné Malanda.

« Le ministre des Transports, Justin Ndoundangoye, et le ministre du travail, Arnaud Engandji doivent prendre leurs responsabilités parce que la situation qui se vit à la société gabonaise des Transports (Sogatra) et au CGC ne saurait perdurer. Nul n’est plus gabonais que les autres. Pour un pays qui traverse une situation économique et sociale extrêmement délicate, il n’est plus acceptable qu’on envoie les gens au chômage » a-t-il indiqué, en concluant que les syndicats du ministère des Transports soutiennent avec engagement toutes les actions menées par le Synatra-Cgc, afin que toutes ses mesures « arbitraires » « abusives », « diaboliques » et « cyniques » qui seraient engagées par la direction générale du CGC s’arrêtent.

Aimé Serge Boulingui

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