Indépendance/Gabon : « 60 ans c’est le temps du bilan » dixit Dieudonné Minlama Mintogo

En prélude à la célébration de la fête de l’indépendance du Gabon, an 60, Dieudonné Minlama Mintogo, candidat au scrutin présidentiel de 2016 a adressé un message plein de sens à ses compatriotes. Pour lui, soixante ans c’est le temps du repos, le temps du bilan, le temps des leçons. Entendu donc que le Gabon, par le truchement de ses dirigeants, devrait faire le point de sa gouvernance.

Dans son adresse à la nation, le leader d’Ensemble pour la République a tenu à dire les choses avec force et vie, sans atermoiement. Si le Gabon célèbrera dans les tous prochains jours son soixantième anniversaire commémorant son accession à l’indépendance, à la souveraineté, il devrait aussi faire le point de son évolution. « Aujourd’hui, le Gabon, notre pays, débute la commémoration des festivités marquant  les   soixante (60) ans  de son accession   à l’indépendance. Dans la vie d’un homme, soixante (60) ans, en général, c’est le temps  de la retraite.

La retraite, c’est le temps des interrogations, le temps des évaluations, le temps du bilan, le temps des leçons. En somme c’est le temps des regrets pour les uns et,  pour les autres,  c’est le temps de la contemplation et de la jouissance. En clair,  c’est le temps de la Vérité pour tout le monde ! » déclare-t-il, persuadé que le moment est certainement arrivé pour tous de faire le point.

Loin de s’arrêter, d’éluder les problématiques essentielles longtemps débattues, Dieudonné Minlama Mintogo jette le pavé dans la marre. « Le temps  qu’il  faut pour développer  un pays. C’est le temps qu’il  faut pour doter un pays d’infrastructures  essentielles.  C’est le temps qu’il  faut pour  doter un pays  des institutions fortes et justes. C’est le temps qu’il  faut pour sortir son peuple de la précarité. C’est le temps qu’il faut pour  forger une conscience nationale forte au sein de la population.  En conclusion, d’une manière ou d’une autre, soixante (60) ans c’est le temps de la Vérité pour un Pays ! ».

Un propos incisif, sur lequel l’ancien candidat à l’élection présidentiel a souhaité rappeler le sens.

Outre l’autopsie faite sur les manquements observés, du retard accusé en matière de développement, il a aussi appelé ses compatriotes au ressaisissement. « Ce bilan doit aussi prendre en compte l’implication de chacun de nous dans notre propre construction en tant que Etre humain, dans la construction de notre famille, dans la construction du pays. Ce bilan doit nous amener à sortir de la léthargie et,  des postures défaitistes et fatalistes. Ce bilan doit nous amener à  fixer pour nous mêmes, pour nos familles et pour notre pays : un nouveau cap, des nouvelles  résolutions et un nouvel état d’esprit ». Et : « Personne ne viendra développer le Gabon à notre place ! C’est le temps pour chaque gabonais de prendre ses responsabilités pour lui-même, pour sa famille et pour le pays ! ».

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 Joseph Mundruma

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