La forêt gabonaise aux mains des chinois?

C’est ce qu’affirme Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de l’ONG Brain Forest section Gabon. Selon son propos, les ressortissants de ce pays d’Asie détiennent l’essentiel des autorisations d’exploitation de cette ressource.

Invité ce samedi à «Controverse», un programme diffusé sur les antennes de Radio Gabon, le secrétaire exécutif de l’ONG Brain Forest section Gabon n’est pas passé du dos de la cuillère pour dénoncer l’omniprésence des Chinois dans le secteur forestier au Gabon. D’après Marc Ona Essangui, 71% des permis forestiers sont accordés aux Chinois qui malheureusement ne respectent pas les règles en matière d’exploitation et de protection de l’environnement.

Fondant son propos sur des statistiques du ministère des Forêts et du Plan climat, cet environnementaliste qui a eu le courage de dénoncer le scandale de la disparition le 30 avril dernier au port d’Owendo de 353 containers contenant du Kevazingo pense que les exploitants forestiers chinois sont les coupables de ce gros scandale. Même si, selon lui, ils ont bénéficié des complicités au sein de l’administration.

«Le bois a été la première source de revenus dans notre pays avant le pétrole. Les fonctionnaires se sont assis sur cette essence pour développer la haute mafia, une mafia qui ne profite pas à l’Etat, mais aux individus », s’en est-il offusqué.

Source: info-gabon

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