« Lambart-Noël Matha est un menteur » dixit Jean Rémy Yama

«Lambert-Noel Matha est un pur menteur et il doit démissionner», a déclaré Jean Rémy Yama, président de la confédération syndicale de dynamique unitaire, au cour d’une conférence de presse tenue ce mercredi pour édifier l’opinion sur les arrestations des leaders syndicaux, mardi 28 août dernier, au Rond-point de la Démocratie, à Libreville.

C’est à son siège d’Awendje, dans le 5e arrondissement de Libreville que le leader syndical, Jean Rémy Yama a appelé le ministre de l’intérieur, de la sécurité, chargé de la décentralisation et du développement local, Lambert-Noel Matha a rompre de ses fonctions dans l’immédiat.

Car la restitution des faits et le respect de la loi doivent permettre de saisir la vérité d’une part et la part de responsabilités de chacun d’autre part.

« Comment comprendre que la confédération syndicale Dynamique Unitaire, le Samtac, le Synafopra et le Syprocom ont bien des preuves indiquant que le ministre chargé de l’intérieur a été dûment informé de la marche par exploit d’huissier de justice.

Or, fort est de constater que le ministre d’État, Lambert-Noël Matha a publié en bande passante la veille, le 27 août, à partir de 23h sur les médias publics, Gabon première et gabon 24, qui annonçait la non autorisation de la marche.

Le lendemain, le 28 août, le même ministre se fend d’un autre communiqué , dans lequel il affirme cette fois-ci qu’il « a appris par voie de presse que la confédération syndicale Dynamique Unitaire et compagnie se proposaient d’organiser une marche simultanément à Libreville et à l’intérieur du pays,le mardi 28 août 2018 dès 8h. (…) il y a une dizaine de jours, (…)» il dit qu’il « avait fait ajourner une marche projetée par les mêmes regroupement syndicaux car, le problème posé par eux est toujours pendant devant la cour constitutionnelle, (…)» et « les organisations de ladite marche (…) dans un communiqué diffusé le lundi 27 août 2018,(…), en sa qualité de garant des libertés individuelles et l’ordre public, » il « a interdit l’organisation de cette marche» » a indiqué le professeur Yama, outré.

Pour le premier syndicaliste, les services compétents sous sa tutelle n’ont jamais daigné convoquer une quelconque rencontre avec les organisations syndicales pour optimiser ensemble les conditions d’encadrement et de sécurisation des tronçons à Libreville et dans le reste du pays devant être emprunté pour la marche.

Jean Rémy Yama a estimé que les droits syndicaux, composantes inaliénables des droits de l’homme, ont été une fois de plus rudement violés par le gouvernement gabonais, en interdisant la grande marche noire pacifique dénommée «Ne touche pas à mon bout de pain», prévue à Libreville et à l’intérieur du pays.

«Ce jour sombre pour l’expression démocratique des agents publics dans leur contestation des mesures d’austérité, a été marqué par l’arrestation arbitraire d’une trentaine de syndicalistes au Rond-point de la Démocratie, entre 8h10 et 8h45, par un dispositif policier impressionnant et armé jusqu’aux dents, alors qu’ils étaient pacifiquement en train de se rassembler en vue de la marche», a laissé entendre le président de Dynamique Unitaire.

Aimé Serge Boulingui

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