Le Samu social au chevet des détenus

En opération de consultations vendredi 6 juillet courant à la Prison Centrale de Libreville, le Samu social est intervenu sur 300 détenus. De nombreuses affections décelées.

Des malades, il y en a aussi parmi les détenus. C’est fort de cette déduction, logique qui plus est, que le Samu social de Libreville a pris ses quartiers à la Prison centrale de Libreville. Leitmotiv : examiner avec soin la population carcérale. Mais l’opération n’est pas nouvelle. La première avait déjà permis la consultation d’une centaine de personnes. Pour l’énième épisode, le chiffre a été multiplié par 3. Un succès qui a fortement réjouit le coordonnateur général : « C’est une activité inédite. C’est pour la première fois dans notre pays que l’on vient soigner des détenus dans les prisons à travers  des soins de masse. C’est la troisième semaine et nous avons déjà soigné 92 personnes. Aujourd’hui nous avons 300 détenus que nous allons soigner. Et je tiens à remercier les plus hautes autorités qui ont permis au SAMU en 11 mois d’existence de soigner 50.000 personnes », a-t-il indiqué.

Instantané du Docteur Yaba, discutant avec Anicet Mboumbou Miyakou, ministre de la Justice

Pour cette nouvelle rencontre, le Docteur Wenceslas Yaba a eu le soutien d’un invité de marque, Anicet Mboumbou Miyakou, ministre en charge de la Justice, garde des sceaux. « Nous nous sommes retrouvés avec les responsables du SAMU social aux fins de préparer leur arrivée. Nous pensions que c’était l’unique possibilité, compte tenue de la situation financière  de notre pays » a-t-il souligné. Et de préciser : «  Il a déployé tous les moyens en sa possession, ce pour que cette journée soit une réussite. Je viens de visiter les détenus qui se sont fait consulter depuis ce matin, je me rends compte que c’est une excellente opération. Nous souhaitons qu’elle perdure dans le temps. Pour l’instant, nous allons faire en sorte qu’elle se fasse une fois par semaine. Nous verrons au fur et à mesure si nous ne pouvons pas augmenter le nombre de prestations ».

Soucieux du statut sanitaire des prisonniers, le ministre de la Justice a requis l’ouverture d’un fichier d’enrôlement qui leur permettrait de bénéficier des prestations de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS). « ce sont des gabonais à part entière » a-t-il précisé.

Joseph Mundruma

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