Liberté de la presse : une scène de «barbarisme» et de «violence» contre un journaliste à Libreville 


Des policiers en tenue qui suivaient les élèves dans leur marche de protestation contre les mesures gouvernementales, se sont montrés agressifs, le vendredi 10 janvier 2020, à Libreville, envers un journaliste de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), Willy Arnauld Nguimbi (WAN), alors qu’il exerçait pleinement son reportage.

La scène s’est déroulée au PK 5, dans le 3ème arrondissement de la commune de Libreville, où les élèves avaient effectués une descente dans la voie publique pour manifester leur colère contre ces mesures du gouvernement. Le journaliste âgés de 35 ans qui a été arrêté et relâché, quelques heures plus tard, Willy Arnauld Nguimbi (WAN), revient sur son arrestation «brutale».

«J’étais entrain de réaliser des prises de vue, et brusquement des policiers se sont pointés devant moi en m’interdisant de filmer. Parce que, selon eux, je n’avais pas le droit. Sans chercher à comprendre, ils m’ont soudainement embarqués de force dans leur véhicule de marque Pick-Up. Malgré le fait de leur avoir dit que je suis journaliste», a lâché, Wan.

«Ils m’ont arrachés le téléphone portable et l’ont fouillés croyant se voir à l’intérieur de mes images. C’est après avoir présenté mon accréditation et en citant le nom d’un de leur chef, qu’ils m’ont finalement relâchés et restitués mon téléphone», a-t-il, poursuivi. Sans omettre que cette brutalité a engendré une «forte» égratignure sur son pied gauche.

Libéré rapidement des mailles de la police après son arrestation, un grand nombre des directeurs de publication et journalistes, ont marqué leur soutien à WAN. Notamment, en relayant cette information qui porte atteinte contre la liberté d’informer.


«Les journalistes dans un pays jouent un rôle essentiel en faisant la lumière sur les questions qui touchent à l’intérêt général et ne devraient en aucun cas être poursuivis pour le travail qu’ils accomplissent en toute légitimité», a déclaré, un politicien de la majorité, avant d’ajouter que : «les autorités devraient inverser la tendance actuelle de répression contre la liberté de la presse et, dans un premier temps, elles doivent laisser librement le journaliste exercer son travail».

Il y a lieu de se poser la question de savoir si les textes qui régissent la pratique du métier du journalisme au Gabon ne devraient-ils pas être soumis à la disposition des agents des forces de police nationale afin d’éviter de tels incidents avec les journalistes sur le terrain ?

La rédaction

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