Marc Louis Ropivia paiera le prix fort

L’ancien recteur de l’Université Omar Bongo (UOB), Marc Louis Ropivia se retrouvera très prochainement, nous en sommes certains, d’abord devant la justice, ensuite derrière les barreaux. Les poursuites engagées contre sa personne pour des faits de détournements de deniers publics, corruption et enrichissement illicite portent bien le simulacre d’une cabale toute planifiée.  

Le quotidien L’Union a été formel, Francis Nkea Nzigue, le ministre en charge de la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption a saisi le procureur de Libreville pour l’ouverture d’une enquête sur le « le paiement des frais d’inscriptions des étudiants par Airtel Money depuis l’année académique 2014-2015, sur la base d’un contrat avec l’opérateur Airtel, les recettes issues des contrats signés avec les opérateurs installés au sein du campus universitaire et la soustraction frauduleuse de quatre bus de marque Toyota ».

Une publication qui acte bien la culpabilité, s’il en est, du professeur Ropivia.  Mais les observateurs du microcosme politique gabonais le savent bien, plus personne n’est dupe. La démission jugée honorable de l’ancien recteur de l’UOB, le 11 février dernier,  est bel et bien l’élément déclencheur de la prétendue enquête.

L’on se souvient encore que sous l’injonction de Nourredin Bongo Valentin, le coordinateur des activités présidentielles, c’est-à-dire le désormais président bis en République gabonaise ; Jean de Dieu Moukagni  Iwangou, le ministre de l’enseignement supérieur, requerrait des clarifications au professeur Ropivia.

Jugeant la requette outrageante, ce dernier avait 48heures plus tard, rendu son tablier. Applaudis de tous, le professeur sortait donc de la plus grande université du pays, par la grande porte. Mais c’était sans compter sur le rebondissement qui allait suivre.

Avec le dossier désormais sur la table du procureur de Libreville, l’on se doute bien que le professeur paiera le prix fort pour sa « témérité ».

Joseph Mundruma

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