Noureddin Bongo Valentin à pas de tortue

Nommé à l’issue du conseil des ministres du 5 décembre 2019, Noureddin Bongo Valentin a rapidement pris ses quartiers au palais Rénovation. Instigateur de plusieurs nominations, toutes à des postes stratégiques, le fils d’Ali Bongo s’est peu après donné pour ambition de faire le terrain. Une opération de charme avec pour visée la séduction des gabonais d’en bas. Seul bémol, l’influence du Coordonnateur Général des Affaires présidentielles (CGAP) ne prend toujours pas. 

Dans les salons feutrés, il est su que Noureddin Bongo Valentin(NBV) est un homme discret. Seulement, depuis sa nomination, le CGAP veut gagner en popularité, lui qui était jusqu’ici resté en arrière plan, renseigné et informé sur tout. 

Pourtant, sa fonction ne lui impose aucunement d’être mis en avant sur la scène politique,  ou même sociale. Mais de nombreux observateurs du microcosme politique gabonais s’accordent à dire que c’est nul doutes en prévision à la présidentielle de 2023. 

De ce point de vue, les récentes sorties publiques du fils d’Ali Bongo sont parfaitement plausibles. Celui qui veut le pouvoir, doit d’abord conquérir le peuple. Enfin…en théorie. 

Le 12 février déjà, le CGAP se rendait dans la ngounié, au sud du Gabon. Si le motif invoqué avait été le constat de l’avancée des travaux de la centrale électrique dans cette partie du pays, il reste néanmoins que la raison en est toute autre. Noureddin Bongo Valentin sait que le préalable à toutes actions de terrain demeure sa transmutation en « messager intime » du chef de l’État, son paternel. 

Plus récente encore, sa présence à l’occasion du projet SMILE, dont l’optique est le suivi sanitaire des jeunes scolarisés, et dont l’âge varie entre 6 et 18 ans. 

Une initiative, du reste salutaire pour les populations les plus défavorisées, qui ne demandent qu’un meilleur accès aux soins médicaux. 

Jusqu’ici, les sorties du fils d’Ali Bongo demeurent poussives. Loin d’être des échecs, mais la magie ne prend toujours pas. Ce malgré les efforts de communication consentis. 

Pourtant, tout est fait pour paraître sobre, sociable et sympathique. Mais l’opération de charme ne crée toujours aucune attraction. 

Une difficulté que son équipe de communication devra surmonter au plus vite, au risque de voir l’image ainsi que les actions prochaines du CGAP reléguées aux faits les  plus banals. 

Joseph Mundruma  

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