« Nza fe » non partant aux scrutins de 2018 : Les preuves d’une opposition désormais claudicante

Si la décision de Jean Eyeghe Ndong, celle de ne participer ni aux locales ni aux législatives imminentes n’étonne pas grand monde, il est en revanche intéressant de s’interroger sur l’état de santé de l’Opposition gabonaise aujourd’hui. Pas très bonne selon toute observation.

Jean Eyeghe Ndong, l’ancien premier ministre d’Omar Bongo Ondimba ne prendra pas part aux scrutins imminents (législatives et locales jumelées).  Pour lui, la constance du raisonnement politique s’impose. Jean Ping serait le seul président « élu » par les gabonais et il serait donc inopportun de prendre part au moindre scrutin organisé par un « pouvoir usurpateur ».

Un raisonnement incompréhensible puisque « l’homme de Nkembo » est sénateur, un mandat électif acquis sous le magistère d’Ali Bongo Ondimba, qu’il tient pour « dictateur ».

Pour certains observateurs du microcosme politique gabonais, Jean Eyeghe Ndong n’aurait aucune chance, en l’état actuel des choses, de remporter la moindre élection politique. Le discours tenu à sa permanence politique, le jeudi 23 août courant, à Nkembo, dans le 2e arrondissement de Libreville, sonne donc comme une fuite en avant.

Même si cette hypothèse reste à démontrer, il serait tout de même intéressant de s’interroger sur l’Opposition gabonaise de nos jours. Pour sûr, la décision de l’ancien premier ministre d’Omar Bongo Ondimba est loin de s’accorder avec celle de la quasi-totalité des leaders de l’opposition jadis proches de Jean Ping, adversaire farouche du chef de l’Etat.

Preuve en est du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) et L’Union Nationale (UN), qui prendront part aux scrutins du 6 au 27 octobre de cette année.

La décision de Jean Eyeghe Ndong paraît donc minoritaire, si ce n’est marginal. En outre, elle est aussi la preuve de l’épuisement de l’opposition gabonaise, désormais dispersée et inconsistance. Une claudication qui pourrait, au pire, se traduire dans les urnes très prochainement.

Armel de Lozo  

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