Présidentielles RENAJI : Pourquoi Thierry Mebale Ekouaghe n’est pas allé jusqu’au bout

Le samedi 1er août dernier se tenait à Nzeng-ayong, dans le 5e arrondissement de Libreville, les premières éléctions du Réseau National des journalistes indépendants (RENAJI). Un scrutin qui opposait Thierry Mebale Ekouaghe et Jean Claude Afa’a, deux professionnels de la communication. Malheureusement, les griefs observés durant l’organisation du scrutin ont fini par convaincre l’équipe de campagne du premier cité de ne pas aller jusqu’au bout, c’est-à-dire au vote, aussi longtemps que les écueils observés demeuraient en l’état. Une décision qui n’a pas été sans conséquence.

Samedi 1er août dernier, alors que Jean Claude Afa’a, promoteur du journal L’Objectif répondait présent à la mairie de Nzeng-ayong, Thierry Mebale Ekouaghe, patron des titres 7joursinfos et L’information du mois, lui, manquait à l’appel. Et pour cause, l’équipe de campagne du candidat tenait mordicus à ne pas prendre part à un scrutin fortement entaché d’irrégularités.

Pour tout dire, quelques jours seulement avant les hostilités, trois membres de la commission chargée d’organiser l’assemblée générale élective démissionnaient de leurs fonctions. Les raisons avaient été explicitement évoquées.

Le vice-président démissionnaire expliquait un certains nombre de griefs, qui ne pouvaient garantir l’organisation d’une élection juste et crédible.

Avec le secrétaire général de la commission électorale, de même que la trésorière, ils appelaient à la tenue d’une assemblée générale pré-élective, laquelle devaient déterminer de la suite.

Ils proposaient de présenter à l’assemblée générale, laquelle décide de tout, les éléments à charge imputés au président de la commission électorale, lequel était accusé de collusion avec un candidat.

Nonobstant les appels incessants, les objections des membres démissionnaires sont restées, malheureusement, aphones. Une situation qui a fini par convaincre l’équipe de campagne de Thierry Mebale Ekouaghe de l’idée d’une machination savamment orchestrée pour un passage en force en faveur du candidat Jean Claude Afa’a.

De fait, l’équipe de campagne, dans un communiqué largement diffusé sur les plateformes de journalistes, appelait les professionnels de la communication à ne pas prendre part à une parodie d’élection, aussi longtemps que les griefs soulevés demeuraient en l’état.

Une situation navrante, qui a donc empêchée la tenue d’un scrutin juste, équilibré et sans quiproquos.  

Plus grave encore, les candidats n’ont eu droit à aucun face à face devant les médias, aucune tribune pour donner le details de leur projet de société, au bénéfice de la corporation.

Joseph Mundruma

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