Réaménagement du gouvernement: Les raisons du limogeage d’Etienne Massard Kabinda Makaga

Il fallait vite intervenir. La situation au sein de la hiérarchie militaire allait de mal en pire. L’ancien patron de la défense nationale, d’Etienne Massard Kabinda Makaga n’était plus la bienvenue dans la grande muette. Plusieurs sources tapis dans la hiérarchie militaire évoquent le manque de considération de celui qui estimait avoir la confiance du Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba pour lui avoir confié le portefeuille, jadis, de la Défense Nationale, des Affaires Présidentielles et Secrétaire Générale de la Présidence de la République.

La principale question que beaucoup se posent aujourd’hui, est celle de savoir pourquoi ne fallait-il pas le virer lors de la publication du gouvernement du 12 janvier courant.
Dès sa reconduction, dans le premier gouvernement de Julien Nkoghé Békalé, les mêmes problèmes continuaient à alimenter les couloirs du ministère de la défense nationale. Il ne fallait plus attendre longtemps. Il fallait au plus vite se débarrasser de cet homme, devenu une «gangrène» pour les officiers généraux de forces de défense même si l’ancien patron du plan climat affirmait à qui veut l’entendre son désir de prendre du repos.

Son successeur, Rose Chritianne Ossouka Raponda, première femme à avoir occupé le poste de Maire de Libreville et Ministre du Budget, est la deuxième femme à être Ministre de la Défense Nationale sous Ali Bongo Ondimba, après le passage d’Agelique Ngoma entre Octobre 2009 et Janvier 2011.

Logique de rééquilibrage dans l’ensemble du pays:

Dans le Haut-Ogooué où beaucoup de langues se délient après l’éviction de Christian Magnagna et d’Ali Akbar On a gagné y’obegué. En effet, les hautes autorités du pays sont partis sur un principe de rééquilibrage dans l’ensemble du territoire national.

Deux membres du gouvernement pour une localité, surtout pour des petites communes, (Christian Magnagna et Marie Rosine Itsana pour Mounana), et Ali Akbar Onanga Y’obegué et Abby Razzaq Guy Kambogo pour Akiéni), paraissaient incongrus pour un gouvernement qui, selon les indiscrétions, s’achemine doucement vers un effectif de trente (30) ministres pour l’arrimer avec les exigences des institutions financières internationales et les engagements pris lors de la task force sur les finances publiques et le ratio par habitant à comparer dans les autres pays.

La province du Haut-Ogooué garde le cap avec cinq (5) ministres du gouvernement et une bonne assise dans le bureau de l’Assemblée Nationale et dans la haute administration.

Brice Bissielou

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