Rentrée des classes : Quand les chefs d’établissements « pissent » sur Michel Menga

Dans une circulaire datant du 22 juillet de l’année en cours, le Ministère de l’Education Nationale chargé de la Formation Civique, par la voix de Michel Menga M’Essone, première autorité, annonçait la gratuité des inscriptions et des réinscriptions des élèves dans l’enseignement général et technique pour l’année académique 2019-2020. Seulement, en cette période de rentrée des classes, les chefs d’établissements publics ne l’entendent pas de cette oreille. Un véritable affront à la tutelle. 

Voilà deux semaines déjà qu’a eu lieu la rentrée des classes, sur toute l’étendue du territoire nationale. Seulement depuis, les parents peinent toujours à faire les inscriptions. Les raisons : dans la majeure partie des établissements d’utilité publique, les choses sont demeurées en l’état. 

Vue du document, qui a fait le tour des réseaux

Et pourtant, la circulaire de Michel MENGA M’ESSONE avait été on ne peut plus plausible. « Le Ministre de l’Education Nationale Chargé de la Formation Civique porte à la connaissance des Directeurs d’Académie Provinciale, des Directeurs de zone académique et des Chefs d’Etablissements publics, que les dispositions relatives aux inscriptions et réinscriptions des élèves dans l’enseignement général et technique sont les suivants… » a-t-on pu lire. A la suite de quoi, il apparaissait sur le même document, des ajustements qui devaient faire dans une très large mesure, le bonheur des populations. Inscriptions et réinscriptions totalement gratuites. Au pré-primaire, primaire ainsi qu’au secondaire général et technique. 

Une décision que n’entendent assurément pas respecter les chefs d’établissements publics. « J’ai payé 10.000 FCFA pour la réinscription de mes deux enfants. J’ai rien compris. Lorsque j’ai demandé la raison, ils m’ont expliqué que ça c’est l’affaire du ministre et eux, ils ne sont pas dedans » témoigne une compatriote, déçue. Et : « J’ai donc déboursé 15.000 FCFA en tout. Les 5.000 FCFA là c’est la mutuelle pour les deux enfants »

Pour les parents d’élèves, c’est inconcevable. « Ou monsieur Menga est un homme, ou il ne l’est pas. C’est tout. » argue Thomas, également outré, comme tout le monde. « Vous voyez ça a toujours été le mal de ce pays. Quand le gouvernement prend des décisions, il y en a qui sont là pour les contester. Le problème c’est que c’est nous autres gabonais d’en bas qui en pâtissons » fait-il observer, impuissant. 

Agnès Limori

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