Service Public : l’Hôtel de Ville au banc des accusés !

La situation dans les centres commerciaux des opérateurs économiques de la Capitale devient un peu plus alarmante chaque jour avec la raquette, cette fois-ci, des agents de l’Hôtel de Ville nommément cités dans une mission d’enquêtes journalistique sur les conditions d’hygiène alimentaire en période des fêtes du 17 août 2019. A constaté un reporter d’investigation de la rédaction.

Pendant plusieurs jours, une équipe de journalistes des médias publics et privés ont sillonné les artères de la capitale à l’effet de s’imprégner et de prevenir les populations des risques encourus dans la consommation des produits avariés en période des fêtes de l’indépendance.

Au cours de cette opération qui est à sa première phase et qui concerne l’ensemble des établissements de commerce, les opérateurs économiques ont critiqué les mauvaise pratiques des agents de la mairie. Notamment, à travers la surfacturation de certaines taxes sans jamais enregistré d’amélioration dans le suivi.

Une situation intenable qui met aujourd’hui à nu la collecte financière disproportionné de la mairie visant en un seul objectif se remplir plein les poches au détriment, bien entendu, du trésor public. Car, à voir plus prêt, l’association des consommateurs du Gabon dans une précédente déclaration affirmait que tout cet argent ramassé ici et là par les agents de la mairie profitaient au contribuable et que la somme pourrait avoisiner les 500 millions par an.

On peut comprendre le dessaroi des commerçants de la capitale qui souhaitent convenir avec la mairie à une autre forme de deal consistant au payement à une taxe trimestrielles qui engloberait toute la paperasse car, au besoin de le dire la mairie ne vend aucun service sinon que du papier.

À propos, combien sont-ils des commerçants avoir reçu le service hygiène de la mairie venant désinfecter leur point de commerce après le payement du certificat d’hygiène ?

C’est dire que les pratiques douteuses des agents de la mairie agissant parfois sans véritable formation et sans égard de toute civilité deviennent une gangrène pour l’économie nationale. D’autant que des nombreux commerçants menacent désormais de quitter la place librevilloise.

Aimé Serge Boulingui

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