Trafic de bananes avec un produit chimique/Mairie de Libreville : 4 femmes appréhendées par la police

L’inspection générale de la municipalité de Libreville est arrivée à mettre la main sur quatre (4) femmes commerçantes d’un réseau de trafic de bananes avec un produit chimique communément appelé «les versés-versés». Un produit à l’origine camerounaise qui sert à accélérer le processus du mûrissement de la banane à quelques jours seulement.

L’opération conduite par l’inspecteur général municipal, Dagraça Armand, a permis déjà d’appréhender quelques éléments exerçant au marché bananes du PK8, dans le 5e arrondissement de Libreville. «Après une enquête menée avec les services des marchés, nous sommes tombés sur quelques dames qui effectivement font du versé-versé dans leurs bananes venant du Cameroun», a lâché, l’inspecteur général municipal.

«Elles nous ont dit que les gabonais aiment bien manger les béniens. Ils préfèrent mûrir leurs bananes parce que les bananes mûr se vendent mieux que celles qui sont vertes», a-t-il indiqué. Soulignant que cela fait déjà des mois voir des années que ces femmes pratiquent cette activité non encore connu du plus grand nombre.

Le directeur général des affaires économiques, Gaëtan Évrard Obiang Etoughé, a rappelé que toutes les quatre femmes interpellées ont été conduites dans les cachots du commissariat municipal de la police pour être interrogées.

«La police qui est au niveau du marché bananes a déjà apporté une première partie à la base voirie pour pouvoir les éloigner des autres», a-t-il dit, saluant au passage, la coopération de l’association des femmes commerçantes du marché qui ont aidés la police et la surveillance générale à démanteler cette filière qui utilisait ce produit dans le but d’accélérer le mûrissement de la banane.

Aimé Serge Boulingui

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *