Tribune: DE LA CRISE SANITAIRE A LA CRISE HUMANITAIRE: le COPIL ou la COPIL?

Cette question mérite d’être posée, au regard du fonctionnement de cette entité qui, peine à accomplir la mission qui lui a été dévolue . Cela est d’autant plus vrai, que lorsque nous nous intéressons à sa stratégie de lutte contre le covid 19, on s’aperçoit très rapidement qu’elle est incohérente. Par conséquent, la riposte s’annonce longue et coûteuse.
Ici, nous allons modestement apporter notre vision quant à d’élaboration d’une véritable stratégie de combat, pour rendre efficace notre lutte.

Lorsque l’on observe tout d’abord le sigle  » COPIL ». Il est incomplet quant à la définition de sa fonction : Comité de Pilotage, de quoi? Si on s’en tient aux actes qu’il pose qui, rappelons le, sont inappropriés et inadaptés aux réalités du terrain, le sigle Copil pourrait se décliner en: Comité de Pilotage des Initiatives Lunaires. Pour preuve, lors de son interview dans le quotidien L’union paru le 18 mai dernier intitulé : Covid 19 le Pr Romain TCHOUA dit tout, le Coordonnateur Technique outre les membres de son comité, n’a convaincu personne. De même, lors de son point de presse tenu le lendemain, le porte-parole lui aussi, n’a convaincu personne. Leurs discours au contraire, loin de rassurer suscite plutôt crainte et trouble croissant à chacune de leurs sorties, au sein des populations.
Pour quoi en est-on arrivé là? Quelle stratégie mettre en place pour sortir de cet enlisement?

Le terme  » stratégie  » est un emprunt militaire. La stratégie est la planification des actions coordonnées, ayant pour visée essentielle, l’atteinte des objectifs assignés. Des lors, pour adapter notre combat, nous pouvions aussi nous appuyer sur un théorème bien de l’armée qui stipule que,  » le terrain commande la manoeuvre ». Pour ce faire, pour rendre notre lutte soit en adéquation avec nos moyens, nous aurions du répondre aux questions soumises par le DPIF, pour élaborer une stratégie efficace:
_ Direction à suivre : lutte contre le coronavirus,
_ Point à atteindre : éradication totale du virus sur l ensemble du territoire national,
Itinéraire : Recherche scientifique et Santé,
_ Formation: colonnes couvrees.
Adapté à notre combat, notre DPIF, s’articule autour de deux objectifs majeurs : la veille et la riposte. Ce qui conduirait à la mise en place systématique, d’une (1) commission regroupant trois (3) comités :le comité chargé de la recherche opérationnelle. Celui-ci jouerait un rôle proactif, se situant au devant de l’action. Un comité santé actif, situé au coeur de l’action. Et enfin, la comité scientifique jouant un rôle interactif, sert d’interconnexion entre les différentes cellules.

Regardons cela de plus près.
Le comité de veille est essentiel dans la collecte des donnes et des informations qui seront relayées au comité scientifique pour traitement et validation. Il est constitué d’une action liée à la recherche des sciences pures auxquelles nous assignons : la mission d’une recherche phytotherapie devant permettre de trouver un protocole pouvant être distribué aux populations à titre préventif,
_ la mission de trouver un protocole pouvant faire baisser la charge virale des contaminés,
– la recherche d’un protocole ( médicament) , visant à détruire le virus,
– analyser la fiabilité de tous les equipements ( masques, gants, respirateur artificiels, vaccins, etc), qui viennent de l’etranger. Ce comité qui a aussi la charge de formation des personnels de santé et du dépistage , est composé de scientifiques et de traditherapeutes.

_ L’action liée aux sciences humaines. Ici, nous avons les sociologues qui, à travers des études de terrain basées sur des questions diverses que variées, en procédant à des multiples sondages, pourraient constituer des echantillons qui une fois modélisés et hyperbolises, devraient apporter des réponses, mais également constitués des indicateurs pour évaluer et corriger si besoin est, notre stratégie. Les psychologues pour l’encadrement des populations saines, tout comme les malades pendant et après maladie, en encourageant ces derniers à venir témoigner par exemple. La société civile, les partis politiques,,les religieux les associations, l’armée, la Direction de l’éducation populaire, auraient servi aux campagnes de sensibilisation. Car celle ci, ne se limite pas uniquement au respect des gestes barrières et à l’importance de se faire dépister. Il faut enseigner sur la nature de la maladie.: c’est un virus. Il s’apparente par ses symptômes à une grippe, etc. Cette sensibilisation ne devrait pas se limite aux seuls voies publiques. Il faut pousser davantage en allant à l’interieur des quartiers. Et ce n’est qu’après ce, que l’on peut communiquer.

Le Commite scientifique lui,sert de cellule de traitement d’informations de tout ce qui se fait sur le plan national, qu’international. Puis après validation suivant la pertinence, transmet ces informations au comité de veille ou au comité de riposte pour exécution.
Enfin, le comité de riposte à deux actions essentielles: les essais cliniques et le traitement.

A la lumière de ce qui précède, nous ne comprenons toujours pas pour quoi le Copil n’a pas mis l’accent sur la prévention, à savoir la recherche opérationnelle. Alors que maillon inéluctable dans la stratégie de combat elle aurait permis à plus d’un titre d’avoir une riposte cibles et efficace. Ce qui aurait eu pour avantage de circonscrire la maladie uniquement dans le grand Libreville, de rendre la lutte moins longue, et de réaliser une économie d’echelle avec un fort impact sur les populations. Curieux !!

Curieux des lors que le coordonnateur technique du Copil est un médecin général de la santé militaire. Donc, sensé connaître ces choses. Plus curieux encore, est cette volonté de transformer une crise sanitaire en catastrophe sanitaire. A n’en point douter, l’intérêt supérieur de la nation est en jeu. En tout cas, pour le président du Copil, le coronavirus est derrière. Il poursuit désormais….. » le coronavoiries  ».

Présentant un état febril, le Copil a été soumis au thermoflash. Le résultat est sans conteste : le pic de leurs revenus matériel et financier, proportionnel à la courbe ascendante de la maladie, n’est pas encore atteint . Moralement déboussolé, mentalement épuisé psychologiquement diminué, spirituellement affecté, et physiquement asymptomatique.

Animé humblement de l’amour de la concorde, et recherchant à faire renaître à tous la fière nationale, nous tenons à rappelé qu’aucune valeur pecuniere ne peut égaler notre pays. Car tout ce qui peut enrichir cette nation, se trouve dans son sol et sous sol. Et, toute lumière pour la mettre en oeuvre est en ce qui n’ont pas oublié, que seul Dieu, nous a fait grâce de ce pays.
Puisse Dieu veiller et protéger le Gabon.

Gilles Eric ILOBO MOUKOUANGA,
Consultant en stratégie et développement.
Digi Pro Conseil.

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