A propos de la dissolution du PDG : Et si Maviogha n’était qu’un pion ?

A un peu plus de 2 mois de la tenue du congrès du Parti Démocratique Gabonais (PDG), Guy Christian Maviogha évoque l’idée d’une dissolution de l’appareil politique le mieux implanté du pays, proposant même au chef de l’Etat, qui en est le leader et l’héritier naturel, la création de sa propre formation politique. Une déclaration « outrancière », bien loin d’être anodine.

Le prochain congrès du PDG est fixé aux 16 et 17 décembre prochain. Quels seront les points à l’ordre du jour ?

Si d’aucuns s’obstinent à éluder les problématiques fondamentales, d’autres en revanche ont les préoccupations bien en évidence : Le PDG a été incapable d’offrir à Ali Bongo Ondimba une « victoire cash et sans bavures ». Le fils d’Omar Bongo a dû s’appuyer, comme d’une béquille, sur des plateformes associatives d’influences, dont celle de son actuel Directeur de cabinet, Brice Laccruche Aliangha.

Autre support, l’UDIS, la formation politique de son conseiller spécial, Hervé Patrick Opiangah, qui lui voue une allégeance à la lisière du sectaire.

De quelle importance le PDG a-t-il été à Ali Bongo ? Aucune.

Plausible donc que la question relative à son utilité soit à l’ordre du jour.

Que valent encore les « camarades » du parti dans leurs provinces respectives ? A l’exception de la localité d’Yves Fernand Mamfoumbi, Ali Bongo a accusé une bérézina des plus mémorables, sur la presque totalité du territoire national, durant le scrutin majeur de 2016.

Aujourd’hui encore, le constat est amer. Ceux qui obtiennent récompense sont ceux issus de l’opposition ou de la société civile.

La sortie de Maviogha n’est donc pas anodine. Il pourrait avoir été envoyé en agitateur, par stratégie politique, aux fins de préparer les esprits sur cette probable éventualité.

Joseph Mundruma

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