Ali Bongo Ondimba : 11 ans de fakenews

Élu en août 2009, pour la première fois, Ali Bongo Ondimba a fait d’inombrables promesses non tenues aux gabonais. Ils étaient nombreux à penser qu’il s’arrêterait, question de cohérence. Que nenni ! Années après années, le président gabonais n’a pas cessé d’enchaîner les fakenews. Les populations, jadis crédules, s’en sont désormais bien accommoder.

Mercredi 4 novembre dernier, Ali Bongo Ondimba, cortège à l’appui, a fait le tour des artères des 1er, 5e et 6e arrondissements de Libreville. 

Selon toute information, le numéro Un gabonais aurait exprimé le souhait de “toucher du doigt” les réalités de vie de ses concitoyens. Une excursion faite avec l’assistance de Rose Christiane Ossouka Raponda, la première ministre, et Léon Armel Bounda Balondzi, le ministre des transports, de l’équipement et des travaux publics. 

Sauf que pour de nombreux gabonais, cette énième visite du chef de l’Etat dans des zones défavorisées sonne désormais comme une comédie mal interprétée.

Pour eux, Ali Bongo Ondimba s’est illustré 11 ans durant en politique mensongère, sans jamais rien apporter de concret au quotidien des populations. ” Cette visite est franchement grotesque. Ali Bongo n’a rien à fiche des problèmes des gabonais. Nous nous souvenons encore de la fois où il était allé à Kinguélé, l’un des quartiers les plus pauvre et les plus défavorisés de Libreville. Qu’est-ce qu’il a fait concrètement ? Rien n’a changé” s’indigne François Obame, un habitant de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. 

“Nous sommes très déçus. On ne peut pas s’employer à mentir autant à un peuple qui ne désir que le minimum. C’est révoltant” lance Josh, étudiant en Licence en Littérature africaine à l’université Omar Bongo (UOB). 

Le cortège du chef de l’Etat dans une zone enclavée de Libreville
Le cortège du président gabonais dans un lieu défavorisé de Libreville

Sur les réseaux sociaux, la sortie du président de la République est largement moquée, tournée en dérision. 

Depuis son accession à la magistrature suprême, Ali Bongo Ondimba n’a pas cessé d’enchaîner les promesses, sans jamais en tenir une seule. 

Toute chose qui semble ne pas avoir été conjurée des esprits.

Agnès Limori

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