Après sa bérézina aux élections couplées, l’Union Nationale essaie de rebondir avec l’état de santé d’Ali Bongo

Avec seulement 2 sièges sur les 143 visés à l’Assemblée Nationale, il est parfaitement plausible que pour l’Union Nationale (UN), les élections couplées ont été une cuisante défaite. Tant en termes de stratégie, que de vitalité, dans l’affirmation de son idéal politique.

Force est tout de même de constater que peu seulement après son échec, Zachary Myboto, président de cette formation politique ait cru bon de rebondir avec l’état de santé du chef de l’Etat. Une sortie jugée « absurde » selon un analyste politique.

Pour de nombreux observateurs du microcosme politique gabonais, en appelant le chef du gouvernement à s’exprimer sur la santé du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, l’Union Nationale (UN) essaie tant bien que mal de refermer la page de sa cuisante défaite aux scrutins couplés de cette année. « C’est triste pour une formation politique. On sort à peine des élections, au lieu de faire le point, on se précipite pour surfer sur des rumeurs. Pas étonnant que nous ayons été battus. » confie un militant, déçu.

Une débâcle qui en dit long sur la représentativité de l’UN

Avec les résultats des élections, l’UN apparaît loin derrière, avec 2 députés seulement à l’Assemblée Nationale. Les alliances faites avec le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) sur certains sièges n’ont également pas portés leurs fruits. Une preuve que la vitalité politique de ce parti d’opposition est gravement touchée.

Au terme de scrutins âprement discutés, les gabonais semblent avoir fait confiance au Parti Démocratique Gabonais (PDG), plus constant, en lui concédant 98 députés.

Pour un cadre du PDG qui a requis l’anonymat, l’UN n’est plus qu’une « coquille vide » : « A dire vrai, l’UN n’a eu de réelle gloire que du temps d’André Mba Obame. Aujourd’hui, il essaie de survivre, tant bien que mal. C’est pourquoi tous les sujets sont bons, tant qu’ils peuvent faire du bruit et montrer qu’ils sont toujours présents. S’ils n’arrivent pas à le faire sur la scène politique, normal que sur la scène médiatique ils le fassent. C’est tout de même triste » se désole-t-il.

Joseph Mundruma

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