Au terme des élections législatives : Qui pour conduire “réellement” Les Démocrates ?

Au terme des élections législatives, Les Démocrates (LD), formation politique de Guy Nzouba Ndama arrive 2e sur l’échiquier politique national, avec 11 sièges à l’Assemblée Nationale. Si le résultat est jugé pour d’aucun comme une prouesse, il n’en demeure pas moins que depuis, plusieurs interrogations subsistent. L’ancien président de l’Assemblée Nationale (PAN) battu à Koulamoutou par Jean Massima, un candidat PDG, aura-t-il la légitimité de conduire le parti ? Peu probable, pour de nombreux observateurs.

A ses ordres, l’ancien PAN, fondateur de Les Démocrates (LD) aura Jean Norbert Diramba, élu dans le 1er arrondissement de la commune de Mouila, Philippe Nzengue Mayila, Jonathan Ignoumba et bien d’autres fortes figures de ce parti, représentatifs de l’opposition dite « radicale ».

« Mukombo aura du mal à régner au sein de ce parti où il n’a de réel mérite que celui de l’avoir fondé. Cependant, en termes de poids politique, les preuves sont là, parfaitement plausibles. Son incapacité à se faire élire à l’Assemblée Nationale témoigne de son incompétence à conduire le parti » analyse Emmanuel Mvou P., politologue.  « Avant de se faire respecter dans son parti, il faut prouver par les urnes qu’on a le leadership dont on a la prétention » ajoute-t-il.

Remous à l’horizon

« Les Démocrates est un parti qui est appelé à vivre des remous pour les raisons suivantes : D’abord, il ne faut pas perdre de vue que c’est un tout jeune parti politique parmi la kyrielle qui existe. Ensuite, son président a échoué à se faire élire à l’Assemblée Nationale, ce qui signifie très clairement qu’il n’a aucune représentativité sur le terrain. Certains comme Philippe Nzengue Mayila ou Jean Norbert Diramba, pour ne citer que ceux-là, sont plus crédibles que lui » décrypte notre interlocuteur. « Nzouba ferait mieux d’accepter quelques concessions, au risque de voir sa formation mourir de sa belle mort. » conclut-il.

Eliminé au premier tour des élections jumelées face à Jean Massima, à Koulamoutou, l’ancien hiérarque du Parti Démocratique Gabonais (PDG) désormais à la tête de sa propre formation politique ne regagnera peut être jamais le chemin de l’hémicycle.  Il voit ainsi ses ambitions politiques réduites à néant.

De l’avis de quelques militants, l’ancien PAN aurait dû se présenter dans son canton, au lieu de l’avoir fait à Koulamoutou. Un manque de lucidité politique qui lui aura coûté cher.

Amélie Limori

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