Collecte des ordures ménagères : Clean Africa incompétente

Au Gabon, la collecte et le traitement des ordures ménagères représentent un marché fort important. Gracieusement concédé à Clean Africa et qui, du fait de son incapacité à exécuter le contrat, a préféré en confier la sous traitance à Averda, une entreprise libanaise qui peine elle aussi à donner à Libreville le regain de beauté tant attendu par les populations et les pouvoirs publics. 

À Libreville, la collecte et le traitement des ordures ménagères demeurent à bien des égards, une équation dont la résolution paraît toujours si complexe. Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui font défaut. 

Transféré aux collections locales par décret, sous Julien Nkoghe Bekale, l’ancien premier ministre, le contrat est financé à plus de 650 millions FCFA mensuels. 

L’on avait pensé que la problématique de l’insalubrité serait réglée. Que nenni ! 

Aux lieux dits des ramassages, de béantes excavations, dégradants ainsi les voies publiques, témoignent de l’indélicatesse des pelleteuses. Cela remet donc tout en cause. 

Clean Africa participe ainsi à la dégradation des voies publiques, à la formation de dangereux cratères, et à l’enlaidissement de la ville. 

“C’est honteux de voir de tels trous sur la voie. La même route qui a été faite aujourd’hui est dégradée quelques mois seulement plus tard par Clean Africa, du fait d’une collecte inappropriée des déchets” s’indigne Urbain Mba, riverain de Cocotiers, dans le 2e arrondissement de Libreville. 

Et: “Soit ils connaissent leur boulot, soit ils ne savent rien du tout. Comment peut-on utiliser de gros engins comme les pelleteuses pour ramasser les ordures sur le goudron ? C’est incompréhensible” s’interroge-t-il. 

Vue d’une excavation, comme il y en a des dizaines à Libreville

Et, lorsque les ordures ne sont pas collectées, elles s’amoncellent dans les artistes de Libreville, faisant ainsi de la capitale gabonaise une véritable ville poubelle. 

Vue d’un tas d’immondices à Libreville

“De toutes les villes africaines connues, Libreville est odieuse. C’est avec regret que je le dis” assène Armand, résidant Nzeng-Ayong Dragages, dans le 6e arrondissement de Libreville. 

“Tout se qu’on peut dire c’est que l’entreprise qui s’occupe de la collecte est incompétente et c’est une honte” conclut-il. 

Un point de vue que partage de nombreux observateurs. 

Joseph Mundruma

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