Covid-19/Gabon: des mesures impopulaires à l’origine des débordements

Jamais le gouvernement ne départira sa responsabilité des dérives actuelles. Tout est parti des mesures restrictives visant à stopper la propension de l’épidémie à Coronavirus. De plus en plus irréalistes, les populations n’ont pas manqué de protester contre les mesures, d’exprimer leur mécontentement, du reste très légitime. 

La semaine écoulée, par l’instauration du couvre feu à 18 heures (au lieu de 20h comme précédemment), l’interdiction de la vente du moutouki, principale activité des étudiants et autres compatriotes dépourvus de ressources financières, la présentation d’un test PCR dans des situations multiformes, les gabonais ont crié tout haut leur mécontentement, décidant de l’exprimer par un mouvement pacifique dit de “casseroles”. 

Alors que les populations attendaient que leurs cris soient entendus, elles ont été plutôt surprises par la forte répression qui en a découlée. 

À ce jour, le bilan se chiffre à deux morts, tués par balles alors que ces derniers ne faisaient rien d’autres que taper sur des marmites. 

L’explosion d’une grenade dans un lieu de culte à Port-Gentil, en plus de débordements innombrables. 

Jamais le ministre de la santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong, Rose Christiane Ossouka Raponda, première ministre et chef du gouvernement, Lambert Noël Matha, ministre de l’intérieur, ne sauraient fuir leurs responsabilités dans ces tragiques événements. Bien au contraire. 

Toute la problématique est désormais de savoir jusqu’où s’entendra cette action circonstancielle des populations, et jusqu’où le gouvernement est près à aller dans la répression qu’elle n’a depuis cessé de témoigner. 

Agnès Limori

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