Covid-19/Gabon: Lévêque François Rabenkongo suggère au gouvernement la révision des mesures querellées

Bien qu’elles paraissent salutaires pour les populations, l’évêque François Rabenkongo est formel: les mesures restrictives édictées il y a peu par le gouvernement ne devraient en aucune façon précariser les classes les plus fragiles. Le prélat fait par conséquent la suggestion d’une révision profonde de ces dernières. 

Dans un communiqué dont notre Rédaction a obtenu copie vendredi 19 février courant, l’évêque élu des ministères Christ Révélé aux Nations (CRN), en la personne de monseigneur François Rabenkongo, s’insurge contre les mesures restrictives du gouvernement rendues publiques il y a peu. 

Pour l’homme d’église, parcequ’elles seraient en total inadéquation avec les réalités sociétales, favorisant à plus d’un égard la précarisation des populations, ces mesures, du reste fortement querellées, devraient faire l’objet d’une révision par les plus hautes autorités. 

Le couvre-feu à 18h, au lieu de 20 heures comme précédemment, la présentation des tests PCR négatifs à la covid-19 pour participer aux célébrations liturgiques sont entre autres exigences gouvernementales dénoncées par le prélat. 

De son observation, l’homme d’église , non sans reconnaître l’utilité de lutter contre la deuxième vague de contamination, manifestement plus haute que la précédente, s’insurge néanmoins contre la drasticité des mesures. “Certes, les mesures prises visent à protéger les populations contre cette pandémie qui ne cesse de faire des morts à l’échelle planétaire en général, et sur le plan national en particulier. Cependant, elles ne doivent pas précariser les gabonais” s’insurge-t-il. 

Face aux “cris de détresse” des populations, l’homme de Dieu fait la suggestion d’une révision générale de l’entièreté des mesures. 

Un point de vue que partagent désormais plusieurs observateurs du microcosme politique gabonais. 

Revenant sur la tragédie née du mouvement de protestation avec des Casseroles contre les mesures restrictives, jeudi 18 février dernier, le prélat a fortement condamné la mort des deux jeunes compatriotes abattus par balles.

Un malheureux épisode que les gabonais ne seront pas prêts d’oublier.

Agnès Limori

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