De la Comilog à la Setrag, Christian Magni la tête bardée d’ambitions

Par Stive Roméo Makanga

Il a la formation, le profil, l’expérience et la motivation pour atteindre ses ambitions. Christian Magni a visiblement tout entre les mains pour hisser l’entreprise qu’il dirige vers des sommets innommables. Portrait d’un patron porté par le désir d’innover et de tout consolider.

Christian Magni, c’est le directeur général de la Société d’exploitation du transgabonais (SETRAG), fraîchement nommé le 20 octobre dernier.

Ayant tour à tour occupé les postes d’ingénieur d’études au département maintenance engins miniers, puis de chef de section entretien engins miniers, chef d’atelier mécanique engins miniers, chef de groupe méthodes maintenance engins et usines, chef de département maintenance engin, et directeur de l’entretien voie, le tout à la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), avant de rejoindre la nouvelle société qu’il dirige désormais et au sein de laquelle il a gravi une à une les marches d’escalier, on peut dire que Christian Magni est riche d’une expérience réelle.

Promu par le Conseil d’administration, l’ambitieux manager dit vouloir mettre tout en œuvre pour porter la société qu’il dirige au firmament. « Ma première mission est celle liée à l’amélioration du niveau global de sécurité, au regard des incidents enregistrés ces dernières années » déclare-t-il. Et : « Ma deuxième mission consiste au renforcement de la performance de l’entreprise par la mise en œuvre du programme de remise à niveau des infrastructures (réhabilitation de la voie, développement des équipements de communication, toutes les autres infrastructures d’exploitation et de formation du personnel) ». Sans omettre les mécanismes justes qui permettraient d’assurer un bon niveau de compétitivité de l’entreprise.

S’agissant des zones instables, c’est-à-dire celles qui font dérailler les trains, un épineux problème, Christian Magni garantit : « Chaque accident fait l’objet d’une analyse des causes et des plans d’actions sont définis et mis en œuvre afin qu’il ne se reproduise pas ».

Un engagement qui rassure, d’autant que l’argumentaire technique mis en avant paraît plausible. « Le plan de remise à niveau actuellement en cours de déploiement vise à répondre à la situation de vieillissement de la voie, d’une part avec le renouvellement de l’ensemble des traverses en béton bi-bloc » annonce-t-il.

En clair, le patron de la Sétrag compte remplacer des rails de 50kg/m par ceux de 60kg/m. Des structures que le dirigeant présente comme mieux adaptées, en plus du traitement spécial qui sera fait sur les zones instables historiques.

S’agissant de la convention de financement pour la réhabilitation complète du chemin de fer signé entre l’Etat gabonais et la Setrag le 22 février 2018, le directeur général précise : « Ce projet de 207 milliards de francs (61 milliards pour la part de l’Etat via un prêt auprès de l’AFD et 146 milliards pour la part de Sétrag, via un prêt auprès de SFI/PROPARCO et des fonds propres) permet de financer le renouvellement des 648 km de voie ferrée en traverse béton, la réhabilitation des ouvrages du chemin de fer, la remise à niveau des infrastructures d’exploitation, la modernisation des équipements d’exploitation, de formation et l’acquisition du matériel roulant dont la rame de train voyageur en 2016 ».

Pour ce qui est de l’aspect relatif aux travaux de voie, Christian Magni avance que 135 km ont déjà été renouvelés en traverses béton, précisément dans les cantons Lopé, Offoué, Booué, Ivindo et Mouyabi.

Par ailleurs, des travaux sont en cours dans le canton Abanga-Ndjolé, une zone qui présentait jusqu’ici le plus de risques en raison de la présence des zones à risques d’avance identifiées depuis la construction.

A la tête d’une entreprise prospère ce malgré la crise sanitaire actuelle, Christian Magni assure de l’excellence des résultats financiers, lesquels devraient corroborer les prévisions permettant la poursuite du programme d’investissement.   

 

 

 

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