DE LA CRISE SANITAIRE A LA CRISE HUMANITAIRE : Vice et cynisme.

Le vice peut être entendu comme l’ensemble des pratiques du mal. Le cynisme quant à lui, peut être considéré comme étant tout ce qui ne tient compte des conventions sociales et morales.


La dépénalisation de l’homosexualité dans notre pays, suscite à plus d’un titre, des interrogations sur les réelles motivations et objectifs poursuivis par l’executif et le législatif dans notre pays.


S il est vrai que notre pays doit s’arrimer aux standards internationaux du point de vue législatif et réglementaire, il n’en demeure pas moins que cet arrimage ne doit et ne peut se faire, sans tenir compte de nos us et coutumes. Puis, pour une décision aussi cruciale, n’eut été t’il pas mieux d’en référer au peuple souverain? Une chose est certaine, par de telles pratiques dilatoires, les gouvernants estiment que le peuple n’a rien à dire, vu que son intérêt, compte pout du beurre.

C’est un secret de polichinelle. Le peuple tout entier sait que la vraie motivativation de cette loi, est économique. Car, les futurs emprunts au sein des institutions financières internationales ( Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Société Financière Internationale, Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, etc), ont pour conditionnalité, la reconnaissance des Droits humains des minorités, dont entre autre, ceux des homosexuels. Oui pour la modernisation de notre pays. Mais que cela se fasse de manière cohérente avec nos traditions et en parfaite adequation avec les aspirations profondes de nos populations.

En ouvrant une crise morale en pleine crise sanitaire dont la gestion approximative rappelons le, reste chaotique et catastrophique, la stratégie du Premier ministre vise son maintien à son poste au moment où il est décrié par tous sur tous les fronts. Ce qui l’avait emmené à reconnaître devant les députés que depuis qu’il est à ces fonctions, il ne gère que des crises. L’adoption de cette loi est, l’arbre qui tout en voulant cacher la forêt, met à nu la gestion apocalyptique par ceux qui ont débuté le travail en 1990: échec dans la formulation et l’execution des politiques publiques, échec de la gestion des mesures sociales présidentielles, échec de la gestion de la crise sanitaire, échec patent de la réhabilitation des voiries de Libreville, comme de la route pk12 -Kango, dont les travaux sont malheureusement, et comme pour tous les autres projets de développement, à l’arrêt.

Mais à qui profitent ces financements massifs? Diantre !!!! Car rien n’est visible sur le terrain. Rien de chez rien. Tels les gels, les gants, les bavettes ou les prises en charge, promis aux populations.
Il apparaît donc indéniable mais pas inéluctable, que le gouvernement et le Parlement, ont fait le choix d’operer un  » coup d’état  »populaire, en orchestrant un parricide à nos traditions et, en trahissant au passage la confiance des populations. En votant cette loi, elle va ouvrir la voie à de nouveaux emprunts. Pour preuve,le ministre de l’économie est en pleine négociation avec le Club de Paris à cet effet. Cette façon de procéder n’est pas sans conséquence pour le pays. Croulant sous le poids excessif d’une dette abyssale, le pays vit désormais sous perfusion des bailleurs de fonds internationaux. Or, nos dirigeants savent très bien que la Banque mondiale et le FMI, n’ont jamais développé un Etat. Et que partout où elles passent, pauvreté, paupérisation et désolation s’installent. Dans ce vice infernal, l’objectif de ces dernières est de faire mains basses sur nos richesses. Plus vicieux encore est que, par l’imposition aux États de leurs Programmes d’Ajustement Structurel (PAS), c’est le projet de société du Président de la République qui est mis entre parenthèses.

Parce que, en gestion sous-tutelle, les décisions avant leurs applications, doivent au préalable bénéficier de leur accord.


L’adoption de cette loi est aussi venu mettre en lumière, la complicité sur les questions d’interets communs ( financier) que l’on voit entre l’executif et le Parlement. Loin de manifester la séparation de ces deux pouvoirs, les députés et ministres ne sont guidés que par leurs besoins insatiables de l’argent. Peu importe si le pays va mal. Peu importe si la côte de popularité du Président chute. Dans cette façon de faire, on comprend aisément que les deux victimes de cette machination demeurent le peuple et le Président. Le premier, parce qui’il ne profite de rien. Le deuxième, parce que lui aussi ne profite de rien. D’ailleurs, les mêmes diront bientôt : c’est la gestion d’Ali Bongo Ondimba. C’est de sa faute. Et non la nôtre. Alors que, pendant qu’ils cherchent à se convaincre eux mêmes à travers des actions et des discours improductifs, le peuple vous regarde et vous laisse gérer vos propres contradictions.


Enfin, convenons avec Leopold Sedar Senghor que: La culture est au début et à la fin du développement. Au lieu de continuer à hypothéquer le pays, nos dirigeants doivent changer de paradigmes de gestion. Par la mise en place d’une réal politik. En passant d’un modèle de développement à un modèle d’investissement. Le tout,par la collecte reposant sur des mécanismes beaucoup plus efficients, des ressources intérieures.


Sur ce, vu que le Patron ne se reconnaît plus ni dans ses dirigeants ni dans ses représentants, il invite le Président de la République, à tirer toutes les conséquences qui s’imposent afin de decontaminer l’air ambiant.

Puisse Dieu veiller et protéger le Gabon

Gilles Eric ILOBO MOUKOUANGA
Consultant en Stratégie et Développement
Digi Pro Conseil. :!

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