Dettes fictives : Des têtes vont tomber

Comme on pouvait s’y attendre, la présidence de la République a communiqué, par la voix de son porte-parole, Jessye Ella Ekogha, vendredi 23 octobre courant. Au nombre des points abordés, celui relatif à la dette intérieure.

Ce sont très exactement 370 milliards de francs CFA, pour le moment, l’audit n’ayant pas encore connu son épilogue, qui semblent avoir été détournés.

Selon des avis concordants, des responsables actuellement en poste, des ex-directeurs généraux et anciens ministres pourraient être impliqués de près ou de loin dans ce vaste scandale financier.

A en croire les détails des rapports conduits concomitamment par les cabinets Ernst & Young, et PricewaterhauseCoopers (PwC), selon certaines indiscrétions, les principales irrégularités découvertes dans ces dettes fictives comprendraient la passation de marchés non conforme (+de 90% des marchés étaient passés en gré à gré – l’Etat a été engagé par des personnes qui n’ont pas autorité à le faire) ;  des surfacturations évidentes ; des travaux non effectués, et des fraudes fiscale (impôts) et sociale (cnss-Cnamgs).

 

Lors de sa conférence de presse, le porte-parole de la présidence de la République a été formel : « Nulle entorse à cette règle ne saura être tolérée. Le Président l’a dit : il sera, sur ce point comme sur d’autres, exigeant et intransigeant».

L’on peut donc s’attendre à des actions judiciaires contre les éventuels criminels financiers.

Agnès Limori

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