Droit de réponse à Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi

Dans sa livraison N° 108 du lundi 23 Avril 2018, dans un article intitulé « Réponse à M. Tiburce Ndong Assoumou », sous la plume de M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi, sous le fallacieux motif de critiquer mes idées, le journal Ezombolo a proféré une salve d’allégations et d’insinuations les unes aussi fausses et saugrenues que les autres à mon égard. Je vais à travers ces lignes apporter les éclaircissements nécessaires pour dissiper tout malentendu autant que faire se peut.

J’aurai bien voulu ne pas vous répondre mais je me dois de le faire pour deux raisons majeures. La première répond à la nécessaire exigence de vérité qui passe par la restitution exacte de ma pensée dans mon précédent article opportunément intitulé « Pourquoi il ne faut pas boycotter les prochaines élections législatives ? »

La deuxième, quant à elle, vise la confrontation des arguments en lieu et place des qualificatifs et autres expressions qui frisent insidieusement l’injure, la dérision auxquelles vous avez magistralement eu recours. Sans prétendre à aucun moment avoir la science infuse contrairement à M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi, qu’on contredise mes idées dans un argumentaire respectueux des règles du débat et de ma personne, je n’y trouve aucun inconvénient. Pour avoir par ailleurs fait des études de philosophie à l’Université Omar Bongo dont je suis aussi diplômé, la contradiction, la dialectique, le débat, la critique ne sauraient me faire rougir. Du tout ! C’est de bonne guerre car la confrontation des idées est à mon sens la chose la plus normale en démocratie. Qu’on s’attaque à ma personne dans un langage ordurier au prétexte de faire objection à mon analyse « maladroite » soit-elle, je ne peux le permettre, je ne saurai l’accepter. Que cela soit donc clair, le débat ne me pose aucun problème, bien au contraire. Je dois ensuite avouer ma gêne d’autant plus que M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi est un aîné et peut-être un père, un journaliste de surcroît. Vous devriez être un modèle, un aiguillon pour vos jeunes collègues et la société. Mais je vais devoir vous répondre malgré moi dans le style et le ton que vous avez bien choisis.

Je suis diplômé de l’Université Paul-Valéry, comme beaucoup d’autres compatriotes avant et après moi sont diplômés d’autres établissements supérieurs. Le dire ce n’est pas pour « mystifier on ne sait trop qui » comme l’écrit M Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi. Et j’invite d’ailleurs chacun à citer l’établissement voire les références académiques qui lui permettent de prendre part au débat public. Cela permet au moins de répondre à une question qui me paraît importante dans la conduite du débat public « qui parle (de quoi) ?» Je vous concède le droit absolu de me dénier la qualité d’analyste et de l’attribuer à qui vous voudrez tout en vous demandant respectueusement de bien vouloir m’indiquer l’adresse de l’établissement qui délivre « le diplôme d’analyste politique ».

Pour ma part, sans narcissisme aucun, j’estime modestement avoir le minimum requis pour donner un avis plus ou moins éclairé sur les questions de Défense et de Sécurité avec une spécialité en Gestion des crises, l’institution universitaire m’a conféré ce droit. De même, je ne vois pas le lien entre mes prises de position personnelles dans un débat public en tant qu’individu, citoyen gabonais et mon Cabinet qui est une entité dotée d’une personnalité morale ayant un statut juridique bien défini qui n’est en rien engagée par les idées que je défends. Ces brèves observations faites, venons-en à l’essentiel : ma réponse. Elle repose sur deux points essentiels : la facture méthodologique et la structure de votre argumentation.

Commençons par la méthode. Du point de vue méthodologique, il est important quand on lit M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi de se pénétrer de son acte fondamental d’amnésie rétrograde qui renvoie d’ailleurs à une attitude psychologique : c’est l’omission. Il oublie précisément ce qu’il a lu et retranscrit ce qu’il veut bien. C’est notamment le cas lorsqu’il écrit dans son article « M. Tiburce Ndong Assoumou manque totalement de rigueur quand il affirme ex nihilo que « l’actuelle majorité à l’Assemblée nationale est le fait du boycott des élections de décembre 2011 par l’opposition ». Il m’attribue faussement ces propos et en fait le point saillant de son texte. Cette phrase de type affirmative n’est pas de moi. Par conséquent, m’imputer cette assertion qui résulte en réalité de la compréhension maladroite ou de l’interprétation erronée qu’en fait M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi pour en déduire que « M. Tiburce Ndong Assoumou manque totalement de rigueur », c’est précisément faire preuve de malhonnêteté intellectuelle légendaire. A la vérité, dans mon article cité plus haut (voir Le Mbandja du 06 avril 2018) j’ai expressément utilisé la formulation suivante « L’actuelle majorité du PDG à l’Assemblée nationale n’est-elle pas issue en partie du boycott des législatives de décembre 2011 par l’opposition ? » Tous ceux qui ont encore un peu de lucidité pour ne pas dire un minimum de bon sens et qui ont bien assimilé la leçon sur les types de phrases au Cours Moyen deuxième année (CM2) peuvent se rendre compte sans beaucoup d’efforts que cette dernière citation est à la forme interronégative. Je n’ai donc rien affirmé. Même le point d’interrogation n’a pas suffi pour orienter l’intelligence aiguisée du journaliste à la petite semaine. Normal, lorsqu’on est pris par le souci de faire une fixation aveugle sur Tiburce Ndong Assoumou plutôt que sur ses idées on passe pieds joints sur des détails élémentaires qu’il est aussi embarrassant que honteux de rappeler à un brillantissime journaliste. Il s’en suit donc que je manque totalement de rigueur comme M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi manque de professionnalisme. Il transforme volontairement mes propos à la forme affirmative dans le seul but de me faire passer pour quelqu’un qui fait des affirmations gratuites. Chacun appréciera.

Outre cela, pendant que M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi revient avec insistance sur la définition et l’objet du boycott en croyant avoir réalisé un exploit olympique, Tiburce Ndong Assoumou se focalise sur les inconvénients (conséquences, implications) politiques du boycott électoral. Sur ce point, la thèse essentielle du Julius Streicher gabonais est la suivante, le boycott des élections législatives de décembre 2011 avait donné un taux d’abstention « très élevé de 91, 17% selon les chiffres officiels » et cela a permis d’atteindre « le discrédit ». Arrêtons-nous rapidement sur ces prétendus « chiffres officiels » et « le discrédit » évoqués par le fondateur, Directeur de publication du journal Ezombolo (Der Stürmer). L’histoire politique récente du Gabon témoigne pourtant qu’en la date du mercredi 21 décembre 2011, sur invitation du Président de la CENAP (M. René Aboghe Ella, M. Jean François Ndongou Ministre de l’intérieur de l’époque donnait lecture des résultats officiels suivants relatifs à l’élection législative du 17 décembre 2011 (conformément à l’article 113 de la loi numéro 10/98 du 10 juillet 1998) « (…) 255,570 votants pour 745,645 inscrits soit un taux de participation de 34,28% (65,72%) d’abstention…». Comme on peut le voir, même si le taux d’abstention était élevé lors de ce scrutin, les chiffres de M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi ne sont « officiels » que dans son esprit, ils relèvent de l’imaginaire, d’une imposture intellectuelle doublée d’une volonté manifeste de tromper les lecteurs. Parlons du « discrédit » dont il s’auto satisfait. A lire ce journaliste illuminé, le discrédit serait l’objectif visé par l’opposition en boycottant par exemple l’élection de 2011. Sauf que de mémoire collective, on ne se souvient pas d’une organisation internationale qui aurait déjà exclu le Gabon ou d’un Etat qui aurait rompu (officiellement) ses relations diplomatiques avec le Gabon au motif du « discrédit » issu du
boycott des législatives au Gabon par l’opposition. Raisonnons par l’absurde en supposant qu’il y ait effectivement eu « discrédit ». Seul M Ndoutoum-Eyi peut dire aux gabonais ce que le discrédit a porté comme fruits jusque-là. Je voudrais à ce niveau être factuel, je le réitère, les boycotts des législatives de 1990 et de décembre 2011 ont mené l’opposition et les populations dans l’impasse en les rendant délibérément atones. Sauf à prouver le contraire, n’est-ce pas l’Assemblée nationale issue de ce boycott qui légifère jusqu’à ce jour malgré tout ? Par ces boycotts, l’opposition a commis l’erreur stratégique de se mettre elle-même politiquement hors-jeu. Comme au football, une équipe qui déclare forfait en ne se présentant pas à la compétition doit assumer sans faux fuyant le fait d’avoir perdu le match sans jouer alors qu’elle aurait aussi bien pu le perdre, l’emporter ou faire match nul sur le tapis vert. Je reviens ainsi aux questions de fond auxquelles il faut répondre avec lucidité et clarté avant d’envisager ou non l’hypothèse du boycott pour les prochaines législatives ; qu’est-ce que les boycotts de 1990 et de 2011 ont concrètement apporté à l’opposition gabonaise ? Quel a été le gain politique de ces deux boycotts ? L’actuelle majorité du PDG à l’Assemblée nationale n’est-elle pas issue en partie du boycott de ces législatives par l’opposition ? En aurait-il été ainsi si l’opposition n’avait pas boycotté les législatives de 2011 ? Qu’apportera de plus le boycott des prochaines législatives ? « Un taux d’abstention très élevé » et « le discrédit », nous répondrait M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi. A ces arguments soporifiques, je rétorquerai que le discrédit ne peut pas constituer un objectif politique de même que le boycott des élections ne saurait être un projet politique sauf dans le monde des bisounours. La politique exige courage et réalisme. Pour ma part, je continue de penser qu’il vaut mieux une représentation (même faible ou minoritaire) de l’opposition plutôt qu’une opposition quasi absente à l’Assemblée nationale. M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi fait pourtant bien de souligner que « l’opposition dispose d’élus au Sénat dont le groupe parlementaire s’exprime pourtant (…) » Pour rester cohérent avec sa logique de la chaise vide, du boycott, M. Ndoutoum-Eyi aurait pourtant mieux fait de dire avec fierté que l’opposition ne dispose d’aucun élu au Sénat. Je réponds qu’en politique mieux vaut une contre-force minoritaire que rien du tout et en politique comme dans la vie ordinaire, on ne construit rien avec les «abonnés absents ». On fait et on décide sans eux et ils doivent malgré tout se soumettre au dictat des présents. Il en est ainsi.

Enfin, je voudrais me pencher sur la nature des arguments déployés par M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi. Selon lui, « M. Tiburce Ndong Assoumou manque totalement de sérieux en affirmant qu’il semble aller de soi que le cadre législatif gabonais relatif aux élections serait l’un des mieux élaborés en Afrique subsaharienne. ». Pour battre en brèche mon assertion, le mercenaire de la plume s’appuie sur les « des dénonciations récurrentes de l’opposition et de la Mission d’observation des élections de l’Union Européenne après sa mission lors de la dernière présidentielle d’août 2016 ». A l’analyse, le principal argument avancé ici par l’écrivassier pour me contredire est insuffisant et sans substance. Pourquoi ? Simplement parce que cet éminent journaliste oublie qu’il n’y a pas de cadre législatif parfait. Le journaliste omniscient assermenté dans l’invective fait manifestement preuve d’une indigence conceptuelle effroyable. La démocratie elle-même n’est-elle pas un (long) processus ? Il n’y a donc pas de démocratie achevée y compris dans les pays occidentaux qui nous servent de référence. En d’autres termes, les « dénonciations récurrentes de l’opposition et de la Mission d’observation des élections de l’Union Européennes » auxquelles il fait allusion participent plutôt à l’amélioration du cadre législatif gabonais relatif aux élections pour les échéances à venir et non à le rejeter totalement. Et mieux, il y a lieu de rappeler à M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi que contrairement à beaucoup de pays en Afrique subsaharienne, le Gabon peut se targuer d’avoir un cadre législatif paritaire fortement appuyé par le consensus politique entre la Majorité et l’Opposition issu de la Conférence Nationale de 1990, des Accords de Paris d’octobre 1994, des Accords d’Arambo d’avril 2006 et très récemment le Dialogue national d’Agondjé (28 mars au 26 avril 2017) qui a abouti à plusieurs réformes politiques et institutionnelles sur lesquelles nous n’allons pas revenir ici. Au Gabon, l’organisation et la gestion des élections politiques échoit désormais au Centre Gabonais des Elections (organe indépendant paritaire Majorité-Opposition dont le président est élu pour deux ans renouvelables une fois par un collège électoral de dix membres (5 électeurs désignés par la Majorité et 5 électeurs désignés par l’opposition) tandis que dans beaucoup de pays d’Afrique, l’organisation des élections relève encore de la prérogative exclusive de l’exécutif. Bien évidemment comparaison n’est pas raison me dira-t-on, et j’objecterai en disant que n’en déplaise à M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi, en matière électorale le Gabon n’est pas dernier en Afrique subsaharienne, son cadre législatif consensuel pourrait être pris en exemple dans bien des cas. J’exhorte à ce titre chacun à s’imprégner des dispositions actuelles de la Loi N°07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques au Gabon. Pour asseoir son argumentation, M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi convoque pêle-mêle, le fait qu’un ministre de l’intérieur aurait déclaré qu’«aucun opposant ne pourra remporter les élections tant qu’il sera ministre » et les « détournements des milliards » sans en citer les auteurs, encore moins sans en donner la moindre preuve alors qu’il aurait pu faire oeuvre utile auprès de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) ou l’Opération Mamba. Voici donc un brave patriote parfaitement au courant des détournements des deniers publics, qui connaît l’identité de ceux qui détournent l’argent du contribuable mais se garde de les dénoncer auprès des autorités compétentes. Il va dans tous les sens. Je me dois, par patriotisme, de le ramener au sujet en débat. « Pourquoi il ne faut pas boycotter les prochaines élections législatives » ? A lire le patron du journal Ezombolo, on comprend bien que selon lui, l’administration gabonaise n’est pas neutre, la Cour Constitutionnelle ne jouit d’aucune crédibilité, le cadre législatif relatif aux élections est imparfait, le Ministre de l’intérieur est partisan, le Centre Gabonais des Elections (CGE) n’est pas gage de transparence au même titre que la défunte CENAP. De ce constat, il conclue hâtivement qu’il faut désormais boycotter toutes les élections et notamment la prochaine législative. Si on pousse ce raisonnement à son paroxysme on se rendra bien compte que selon mon contradicteur, aussi longtemps que la situation qu’il décrit sera telle, l’opposition ne devra plus participer à une quelconque élection au Gabon. Toute élection selon cette logique serait donc perdue à l’avance d’où l’idée du boycott systématique. Que faut-il alors faire en attendant d’avoir des institutions totalement crédibles? Le boycott ? On le perçoit bien, il y a dans cette position un radicalisme absolu soutenu par un négationnisme mécanique. Cette attitude qui consiste à tout balayer d’un revers de la main a un nom : c’est ce qu’il convient d’appeler le «gabono-pessimisme démissionnaire». Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas boycotter les prochaines législatives car on ne va pas inventer des nouvelles institutions ou faire appel à la communauté internationale pour venir organiser les élections au Gabon, on ne peut que faire avec celles qui existent en travaillant à les rendre plus performantes, impartiales et crédibles. Prôner le boycott au motif que les institutions actuelles seraient disqualifiées d’office c’est manquer de pragmatisme politique. Comment et pourquoi l’Union Nationale (UN) avait-elle remporté le scrutin législatif partiel organisé le samedi 8 août 2015 ? Plus clairement, comment M. Patrick Eyogho Edzang (47,96%), sur le siège unique de la Commune de Bitam avait battu M.Pastor Ngoua N’neme (43, 41%), le candidat investi par le Parti Démocratique Gabonais (PDG) au demeurant Ministre de l’économie numérique à l’époque ? Nous avons là un exemple vérifiable qui devrait susciter la réflexion chez ceux qui prêchent le boycott. Et si dans sa circonscription électorale chaque futur candidat de l’opposition aux prochaines législatives faisait comme M. Patrick Eyogho Edzang en 2015 à Bitam au lieu de fuir en criant au loup en voyant l’ombre d’une brebis ?

Contrairement à mon contradicteur, je n’ai jamais dit que la participation de l’opposition à la prochaine élection législative empêcherait le PDG d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale ou le contraire. Je ne suis pas un devin, je n’ai pas la maîtrise des évènements à venir. Même sans être un analyste au sens où l’entend M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi, je préfère m’en tenir aux faits, rien que les faits. Je dis et réaffirme pour ma part que les boycotts de 1990 et de 2011 n’ont pas fait pencher la balance du côté de l’opposition. La politique est le domaine des rapports de force, elle se fait sur le terrain et non dans les grands discours théoriques abstraits inspirés des salons feutrés d’une opposition sans poids politique ni base électorale en déphasage avec la conjoncture politique. Par réalisme politique il faut tirer les leçons du passé. Il est clair, dans un cas comme dans l’autre que ces différents boycotts n’ont rien apporté de concret à l’opposition ni aux populations gabonaises. A bien observer, il ressort que ces boycotts ont davantage contribué à fragiliser et à diviser l’opposition comme c’est le cas actuellement. Sauf à démontrer que l’opposition, en plus d’avoir gagné du terrain, est restée aussi unie et solide qu’avant et après ces boycotts. Il faut ensuite avoir le courage politique de regarder l’enjeu des législatives à venir en face sans passion ni fanatisme. L’enjeu ici c’est le renouvellement du parlement (pouvoir législatif). En politique, par principe, c’est l’enjeu qui devrait déterminer le comportement des acteurs. L’Assemblée nationale étant par excellence le lieu du débat démocratique, la tribune où s’exprime le peuple, si elle venait (encore) à boycotter les futures législatives, de quels autres canaux républicains, voire constitutionnels disposerait l’opposition pour exposer ses idées ? C’est sur ce genre d’interrogation que j’aurai bien voulu lire la réponse de M. Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi. En lieu et place de cela, il est resté évasif, fidèle à la ligne éditoriale de son torchon : les élucubrations, les attaques personnelles, la forte propension aux injures encadrées par une foire d’affirmations gratuites reposant sur une argumentation fade et insipide dans un gentil hors sujet.

En somme, ce journaliste n’est que le parfait secrétaire des forces de l’immobilisme des officines politiques salafistes tapies dans l’ombre attendant désespérément un hypothétique grand soir. Réfractaires et allergiques à la contradiction, vous devez désormais souffrir d’entendre s’exprimer des sons de cloche différents de vos positions extrémistes, radicales et utopiques qui ont montré leurs limites plus d’une fois. Je reste toujours ouvert au débat même télévisé (s’il le faut) sur le medium de votre choix. Patriotiquement.

Tiburce Ndong Assoumou, Analyste politique, Spécialiste des questions de Défense et de Sécurité, Spécialité : Gestion des sorties de crises, Diplômé de l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, France. Tel : (+241) 04 02 86 53.

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