Election d’Yves Fernand Mamfoumbi : Qu’en sera-t-il des soupçons de détournements contre lui ?

Elu au premier tour des élections couplées de cette année avec 68% des suffrages exprimés au siège unique de Ndéndé et de la Dola, Yves Fernand Mamfoumbi jouira désormais d’une immunité parlementaire. Toute chose inattendue au regard des nombreux soupçons de détournements de deniers publics dont il a fait l’objet, après son passage en qualité de Directeur Général du Budget (DGB).

Pour mémoire, en 2016, Yves Fernand Mamfoumbi avait été entendu 72 heures durant, à la Direction Générale des Recherches (DGR) au regard de ces graves accusations présumées qui pèsent manifestement  sur cet agent de l’Etat.

A l’origine, un soupçon de détournement de plusieurs milliards des comptes du Trésor Public ayant servi à d’autres fins.

Dans sa publication du 17 avril 2018, notre confrère Echos du nord révélait que la Police de l’Air et des Frontières (PAF) aurait empêché l’ex ministre de l’agriculture de se rendre en Côte d’Ivoire. Une interdiction motivée par le fait qu’Yves Fernand Mamfoumbi figurait bien sur la liste des personnes frappées de l’interdiction de quitter le territoire nationale.

Selon toute information, l’ancien ministre était bien sous le coup d’une mesure datant de 2017 mais suspendue du fait de son entrée au gouvernement, des hautes fonctions qu’il était appelé à assumer.

Au terme des élections couplées de cette année, ils sont désormais nombreux à s’interroger sur le cas Yves Fernand Mamfoumbi. Dans la mesure d’une survenance d’éléments nouveaux, la justice pourrait-elle comme pour Etienne Dieudonné Ngoubou, lever l’immunité afin qu’il soit à nouveau entendu, voir arrêté ? La préoccupation demeure.

Joseph Mundruma

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