Esclave, le Gabon dépense plus de 800 milliards par an en importation de denrées alimentaires

Par Stive Roméo Makanga

Alors que les plus hautes autorités du pays focalisent leur réflexion sur les méthodes les plus efficaces de conservation de pouvoir, des problématiques plus urgentes subsistent. Celle relative aux importations des denrées alimentaires ou à l’autosuffisance alimentaire se pose toujours avec autant de force aujourd’hui qu’au moment de sa première évocation.  

Ayant échoué à mettre en place des systèmes agricoles plus efficients, le Gabon reste aujourd’hui à 100%, dépendant de l’extérieur. Pourtant, ce ne sont pas les ressources pour passer du statut d’importateur à celui d’exportateur de nourriture qui manquent.

Avec un territoire à 80% constitué de forêt, il est évident que la volonté politique n’y est pas. De plus, les faits de corruptions jusqu’ici impunis des collaborateurs du président de la République constituent un réel frein pour le développement. 

L’échec cuisant des deux septennats d’Ali Bongo Ondimba est bien perceptible. D’avance promis sur fond d’alléchants slogans, le président gabonais a échoué à accélérer la marche du Gabon vers la prospérité, contribuer à la croissance des économies inclusives et créer de vrais emplois à travers l’agriculture.

Tout n’a été que duperie.  

Avec des pays de la sous région, ceux de l’Afrique subsaharienne notamment, devenus prospèrent par le développement de filières agricoles intéressantes, les autorités gabonaises continuent malgré tout de ne tirer aucun enseignement.

Englué dans une dépendance alimentaire inédite, le Gabon aura bien du mal à se départir de cette condition, aussi longtemps qu’il ne considèrera pas l’autosuffisance alimentaire comme un véritable facteur de développement.

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