Fermeture de la Fondation Jeanne Ebori : Le coup de gueule du « général des Mapanes »

Si la bâtisse est sortie de terre, peu après sa destruction, nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur son bon fonctionnement. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, Gaël Koumba Ayouné, le « général des forces armées du mapane », de son pseudonyme, adresse un coup de gueule à l’administration.

Depuis Mars-Avril 2017, le Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori est opérationnel. Mais seulement de jour. Selon une information relayée par le « Général des Mapanes », la structure hospitalière vient de cesser toutes activités. Les raisons, la bâtisse serait désormais une propriété des espagnoles et donc, devrait attendre l’inauguration officielle avant de rendre le service public aux populations.

Toute chose que ne tolère pas Gaël Koumba Ayouné : « Le CHU Mère-Enfant qui recevait en moyenne 300 patients par jour en consultations externes, et qui offrait des services de diagnostics de pointe à la population (Radiologie et laboratoire), cet hôpital vient d’arrêter toutes activités sous instructions de la tutelle ». Et d’ajouter : « Nous avons ouïe dire que l’on attendrait les espagnols pour reprendre les activités.  Nous ne voyons pas en quoi le service minimum et salvateur qu’assurait  aurait un impact négatif sur le contrat avec les espagnols, bien au contraire, ce service minimum aurait sans nul doute permis de roder cette structure, et de mettre en évidence des lacunes ».

Si l’auteur du propos s’indigne contre cette décision, il ne manque pas d’appeler l’attention du président de la République, sur l’opportunité des services dispensés par la structure, d’autant que les populations sont désormais nombreuses a la solliciter :

« Monsieur le Président vous avez créé cet hôpital pour les gabonais, nous ne refusons pas le fait qu’il soit géré par des espagnols pour favoriser une meilleure gestion, cependant durant cette période d’attente de passation de services, des gabonais ( Mères et enfants) meurent chaque jour par manque de soins adéquats.

Pourtant nous avons un hôpital tout équipé dédié à ces derniers, mais qui ne sert pas, et attend l’arrivée des espagnols, c’est comme garder sa plus belle chaussure pour un événement, et continuer à peiner avec des chaussures qui ne sont plus adaptés au terrain.

Par ailleurs cela pourrait également ressembler aux techniques de nos grands mères qui passaient du temps à stocker des tissus dans leurs cantines, et ne les porter que le jour d’un grand événement.

Malheureusement la plupart d’entre eux mourraient sans avoir eu le temps de porter tous les tissus, pourtant leurs amis et frères en avaient certainement besoin.
N’est ce pas là de la sorcellerie pure ?

Alors, c’est ce genre de pratique très courante chez les riches que nous refusons, car cela infecte le Mapane qui peine à restaurer ces belles valeurs jadis représentaient notre identité à savoir : l’entraide, le partage, la solidarité, l’amour etc.

Les gabonais devraient mourir sans que l’on ne s’en soucie, juste parce qu’il faut attendre les espagnols ?

Monsieur le Président son Excellence Ali Bongo Ondimba, nous vous interpellons pour que vous puissiez trouver une solution face à ce cri du MAPANE qui n’est rien d’autre qu’une sonnette d’alarme de vos compatriotes, en votre qualité de père de la nation, afin de trouver une solution à ce problème qui parmi tant d’autres perturbe, et détruit le vivre ensemble.

Comme toujours, je n’ai peur d’aucune forme de représailles, j’assume mes propos.
“Cabris mort n’a plus peur du couteau “.

Je suis un soldat fidèle de la première heure… »

L’appel sera-t-il entendu ? Gageons que oui.

Joseph Mundruma

Une réflexion sur “Fermeture de la Fondation Jeanne Ebori : Le coup de gueule du « général des Mapanes »

  • 26 avril 2018 à 21 h 43 min
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    Il a totalement raison, c’est ce genre d’initiative que nous demandons au jeune d’avoir. contrairement aux autres qui viennent développer les mauvaises manières telle les détournement des deniers publics.

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