Gabon/statut particulier de l’artiste : le ton monte

L’adoption du texte portant statut particulier de l’artiste ; la réhabilitation de l’agence nationale de promotion artistique et culturelle (Anpac) ; l’accompagnement et le soutien financier de l’Etat en faveur des artistes durement éprouvés par la Covid-19 ; l’application des décrets 569, 571, 572 et 573 ; la création des corps d’intégration à la fonction publique des métiers de la culture et des arts ; l’application des textes relatifs aux droits d’auteurs ; le départ immédiat et sans délai du personnel retraité du ministère qui occupe encore des postes jusqu’à ce jour ; la restitution de tous les véhicules immatriculés 185, détenus illégalement par certaines personnes qui n’ont rien à voir avec ce secteur, ce sont là autant de points abordés par les artistes gabonais affiliés au sein du syndicat national de la Culture et des arts (Synaca).

C’est donc à la faveur d’une conférence de presse tenue le 2 octobre 2020 dernier au musée national des Arts, rites et tradition que les artistes ont exprimé leur ras-le-bol. Ils ont par ailleurs interpellé le gouvernement sur les difficultés auxquelles ils font face, et principalement sur la question de leur statut particulier qui peine à être défini.

Il était aussi question pour ces oubliés de la République de présenter leur situation chaotique, leurs revendications, mais surtout de formuler des propositions à l’endroit des autorités du pays, sachant que le festival Gabon 9 provinces est prévu pour la deuxième moitié du mois d’octobre.

Pour ce qui est du statut particulier de l’artiste, le président de la plateforme syndicale, Christian Mermance N’Nang Nsome, a rappelé que le projet de loi relatif à ce statut est sur la table du gouvernement depuis plusieurs années, sans aucune avancée. « Le texte se situe aujourd’hui entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Cela fait plusieurs années et on ne comprend toujours pas pourquoi jusqu’à ce jour, ce texte n’est pas adopté », fait-il constater. Il a par ailleurs relevé l’absence d’une véritable volonté du gouvernement qui bloque le développement de la culture depuis des décennies au Gabon.

Et pour conclure : « il appartient au gouvernement de recadrer les choses et de formaliser le secteur, notamment les activités des artistes », a-t-il dit.

Pauline Ntsame

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