La “presse en ligne” à la rescousse du soldat Jean Marie Ogandaga

Dans son numéro 158, le “Douk Douk” , célèbre tabloïde réputé pour la révélation d’informations classées confidentielles, Jean Marie Ogandaga, l’éphemère ministre de l’Économie y est présenté sous un visage à la fois dépréciatif et très peu confortant. Outre la diffusion d’un communiqué par lequel le membre du gouvernement essaie de sauver la face, il tente désormais depuis quelques jours , à coup de millions (sans doute) et par une certaine presse en ligne, de sauver son image fortement triturée. Une tentative désespérée qui conforte plutôt toute la thèse étayée par nos confrères du “Douk Douk”, au vu des faits

Depuis plusieurs mois déjà, Jean Marie Ogandaga est en grande difficulté et c’est loin d’être anecdotique. À cet économiste, il est fait le reproche de ne pas être à la hauteur du devoir de sa charge, en plus d’être au centre d’accords incompréhensibles, dequels se sont observés des abattements fiscaux mirobolants, un manque à gagner pour le Trésor public gabonais. 

Tambours battants, gosiers vociférant, les régies financières en appelle depuis à l’éviction de ce membre du gouvernement, jugé incompétent à plus d’un égard. 

En confirmant l’annulation de 90% de la dette douanière pour certaines entreprises pétrolières, Perenco, Total et bien d’autres à Port-Gentil, Jean Marie Ogandaga ne confirme t’il pas déjà les faits reprochés ? Une problématique qui taraude à Libreville.

Et, sous quelle contrepartie le membre du gouvernement a-t-il décidé de gommer 8 milliards de francs de dettes? 

Les médias en ligne comme moyen de riposte.

Dans une tentative de riposte, sans doute par stratégie puisque le texte diffusé étant le même, à l’exception des titres différents d’un média à un autre, une dizaine d’entreprise de presse à la plume corvéable crie à la cabale contre l’économiste, pompeusement présenté par leurs soins comme “un nationaliste”, “un proche du chef de l’Etat” et “un homme dévoué à sa tache”. 

Si les deux premières prétentions peuvent se discuter, la dernière en revanche est bien aux antipodes de la réalité. Le mépris viscéral que lui vouent les agents des régies financières constitue à lui seul un exemple qui peut se passer de toute argumentation. 

Il n’y a pas d’acharnement médiatique , encore moins de complot ourdi contre Jean Marie Ogandaga comme le prétendent les médias payé pour tenter de sauver la face du ministre.  

Le membre du gouvernement devra tôt ou tard répondre des actes relevant de sa gestion, fut-il un ami personnel d’Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat. 

Le ministre de l’Économie a de sa main procédé à une série d’abattements fiscaux incompréhensibles à des entreprises établis à Port-Gentil. 

Total, la multinationale française a vu son ardoise de 4,5 milliards passer à 700 millions de francs CFA. Perenco lui aussi de 4,5 milliards de dettes à 150 millions de francs. 

Comment le ministre de l’Économie peut-il crier à la cabale au regard de ces éléments? 

Joseph Mundruma

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