Pizolub en faillite : Guy Christian Mavioga piètre manager? 

Selon infos 241, un médias d’informations, la société nationale gabonaise de lubrifiants, Pizolub, serait en grande difficulté financière.

” Mardi, sa situation financière a fait l’objet d’une réunion de crise entre les actionnaires de l’entreprise et le gouvernement gabonais. Et pour cause, tous les signaux sont au rouge : production à l’arrêt, trois mois de salaires impayés, comptes saisis… Pizolub est définitivement au bord du gouffre.” écrivent nos confrères. 

Si cette information indiffère les gabonais, d’aucun en revanche, se posent des questions sur son directeur général, en la personne de Guy Christian Mavioga, installé le 15 mars 2019 à Port-Gentil. 

De quelle grande compétence managériale peut-il se prévaloir, pour que les plus hautes autorités du pays lui confient la direction d’une entreprise de cette nature, qui avait besoin de relever bien des défis ? s’interroge-t-on à Libreville.

À son arrivée, les challenges avaient été pourtant clairement dits.

D’abord, lors de la cérémonie de passation des charges, le président du conseil d’administration de Pizolub n’avait pas manqué de saluer le travail abattu par le directeur sortant, Joël Pono Opape, lequel avait permis de stabiliser les finances de cette structure. En 10 mois seulement, il aurait réussi, selon le PCA, à garder à flot l’activité, ce malgré un contexte conjoncturel difficile. 

Ensuite, le ministre du pétrole et des hydrocarbures de l’époque, Pascal Houangni Ambourouet, avait appelé le nouveau patron à instaurer un “climat de travail apaisé mais de produire des résultats positifs”.

Au regard de la difficulté actuelle, il faut croire qu’en quelques mois seulement, Guy Christian Mavioga a réussi l’exploit de virer à lui seul, tous les comptes de l’entreprise au rouge.

En attendant, pour sauver l’entreprise, infos241 estime qu’ “il faudrait au moins 2 100 839 896 FCFA. Cette somme comprend les 1 550 839 896 FCFA pour les intrants, 330 millions FCFA pour les salaires impayés, le reste étant des frais de garantie de deux mois de salaire après la reprise”.

Dans un tout autre domaine, Guy Christian Mavioga a déjà dirigé des entreprises qui n’ont pas eu grand éclat. Canal Espoir, sa chaîne de télévision et L’Espoir, son tabloïd, en sont des exemples éloquents. 

Joseph Mundruma

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