Quid de la mise en place du conseil national du dialogue social?

A la faveur d’une rencontre avec les hommes et femmes des médias le mercredi 25 octobre courant à l’immeuble abritant le siège de la cosyga à Nombakele, dans le troisième arrondissement de Libreville, le secrétaire général de l’union des syndicats et des travailleurs des zones aero-portuaires (usytzpog), Pamphile Ojoula, a suggéré au Président de la République, Ali Bongo Ondimba de renforcer la dynamique gouvernementale notamment par la création d’un département ministériel qui sera exclusivement chargé des secteurs privés et parapublics, avec en sus le suivi des actes du dialogue social tenu dernièrement au stade d’Agondje.

Le travailleur gabonais est-il oublié depuis 2009? Voilà toute la question.

Pour Pamphile Ojoula, la situation reste toujours confuse à cause des errements que subit la masse laborieuse depuis plusieurs années. Aujourd’hui le gouvernement a à coeur de changer la donne ce qui passe par une amélioration significative des conditions de travail dans les entreprises. Dans cette optique, le gouvernement a signé une trêve sociale avec les travailleurs. Pour Ojoula, celles-ci ne serait pas d’actualité : “comment devront nous aller dans une trêve sociale où le gouvernement nous a complètement ignoré” , s’est-il interrogé. Aussi, il estime que sa corporation reste préoccupée pour le moment par la mise en place du conseil national du dialogue social. “Nous les travailleurs gabonais, nous attendons la mise en place effective du conseil national du dialogue social” , a-t-il dit.

En ce qui concerne la retraite, il a relevé que les centrales syndicales ont été sollicitées pour faire des propositions au sujet des départs à la retraite.

Abordant la question des travailleurs immatriculés, le secrétaire général de l’usytzpog, à dit la hantise qui s’empare de beaucoup d’entre eux du fait de ne pas trouver leur compte, aussi a-t-il appelé à la vigilance des chefs d’entreprises pour que ce problème soit définitivement réglé.

A la fin il a lancé un cri d’alarme aux autorités pour que voie finalement le jour le conseil national du dialogue social qui est selon lui, une recommandation du bureau international du travail (OIT).

Aimé Serge Boulingui

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