Régies financières : Les primes désormais au mérite 

À la faveur d’une conférence de presse tenue samedi 21 novembre courant, Sosthène Ossoungou, le ministre du Budget, Madeleine Berre, ministre de la fonction publique et Nicole Lydie Roboty Epse Mbou, ministre déléguée à l’Économie ont édifié l’opinion sur les projets de décrets fixés au récent Conseil des ministres. 

En clair, il s’agit des décrets portant sur les nouvelles modalités d’attribution des primes au sein des régies financières. 

Des réformes consécutives à l’audience qu’avait accordé le chef de l’Etat à Rose Christiane Ossouka Raponda, la première ministre et les représentants des syndicats des régies financières. 

Les deux projets de texte fixant les modalités d’attribution des primes dans les régies financières ont fait l’objet d’un examen en conseil des ministres. 

Plus précisément, il s’agit de la prime à la performance budgétaire et celle à l’intéressement dédiée aux collecteurs. 

La déléguée à l’Économie a expliqué que cette dernière n’a jamais fait l’objet d’une suppression. “Son paiement sera dorénavant lié à l’atteinte des objectifs. Cela veut dire que désormais cette prime est indexée aux résultats”. Et de préciser : “En deuxième lieu, elle sera supprimée pour les agents grévistes, excepté ceux assurant le service minimum”

Une décision qui s’appuie sur la loi 18/92, laquelle interdit la rémunération des grévistes. 

La prime d’intéressement remplace quant à elle, la prime spécifique d’incitation à la performance. Ses modalités d’évaluation seront fixées dans le cadre d’un arrêté conjoint signé des ministres de l’Économie, des hydrocarbures et du budget. ” Elle sera financée essentiellement sur les recettes excédentaires. C’est à dire qu’il faut dépasser l’objectif.” a expliqué le trio ministériel, expliquant par ailleurs que son paiement sera désormais trimestriel. 

En ce qui concerne le droit de grève, la ministre de la fonction publique a explicité qu’il s’agissait bien d’un droit reconnu, pour autant qu’il s’exerce dans un cadre légal. “Le syndicaliste a le droit de défendre ses intérêts, mais il doit les encadrer avec un certain nombre de règles. Il doit assurer le service minimum, respecter la liberté du travail et éviter le sabotage” a expliqué le membre du gouvernement. 

Les nouvelles modalités d’octroie des primes permettront ainsi une bonne gestion des finances publiques, la stimulation de la performance et une meilleure récompense aux travailleurs méritant, en plus de garantir l’équité. 

Joseph Mundruma

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