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PNPE-Entreprendre : le directeur général au contact des auto-entrepreneurs incubés à Libreville

Par Stive Roméo Makanga

Ce jeudi 8 janvier 2026, le directeur général du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), Pascal Franck Nze Ndong Nze, a quitté les bureaux climatisés pour le terrain. Une démarche loin d’être anodine. Dans le cadre du suivi rapproché des bénéficiaires du dispositif PNPE-Entreprendre, il s’est rendu auprès des promoteurs incubés par la Maison de l’Auto-Entrepreneur (MAE), bras opérationnel de l’institution qu’il dirige.

Derrière cette visite, un message clair : le PNPE veut rompre avec une culture administrative longtemps accusée de distance, voire d’inefficacité. L’heure est désormais à l’accompagnement de proximité, à l’épreuve des faits, des résultats et de l’impact réel des projets financés. Il s’agissait, pour le patron du PNPE, d’observer l’évolution effective des activités, de valoriser les initiatives locales créatrices de valeur, d’identifier les besoins complémentaires en appui technique et financier, mais aussi de retisser un lien direct entre l’administration et ces jeunes entrepreneurs issus des programmes OFII et PNPE-Entreprendre.

Vue de Pascal Franck Nze Ndong Nze dans une épicerie 

Le terrain, justement, a parlé. Restaurant à la Gare ferroviaire, tenu par Gabrielle Missanda Bouye; entreprise de vente de matériel biomédical au PK8, portée par Gervais Nguema Kassa ; studio d’enregistrement au PK13, managé par Allogo Mba ; épicerie au PK18, animée par Giselle Bengha. Autant d’unités économiques, modestes ou ambitieuses, mais révélatrices d’une même réalité : la diversité et le dynamisme d’un entrepreneuriat gabonais en quête de reconnaissance et de consolidation.

Le patron du PNPE devisant avec une bénéficiaire 

Au-delà de la symbolique, cette mission traduit une volonté politique assumée : faire de l’entrepreneuriat un levier stratégique de souveraineté économique et d’inclusion sociale. La pluralité des secteurs investis par les promoteurs accompagnés confirme une tendance lourde : les Gabonais s’approprient progressivement des activités économiques longtemps dominées par les communautés des pays amis.

Ce dynamisme observé sur le terrain n’est pas un épiphénomène. Il s’inscrit dans la mise en œuvre progressive du pilier 2 du projet de Société du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, consacré au développement de l’initiative privée nationale et à la création de richesses endogènes.

Les chiffres viennent étayer le discours. Au quatrième trimestre 2025, 702 promoteurs ont bénéficié d’un accompagnement du PNPE via son incubateur, la Maison de l’Auto-Entrepreneur. Une donnée qui confirme la mutation de l’institution vers un modèle plus opérationnel, inclusif et résolument orienté vers l’impact.

Au terme de la visite, Pascal Franck Nze Ndong Nze a tenu à lever toute ambiguïté sur le sens de la démarche :

« Il était question pour nous aujourd’hui d’aller voir, nous enquérir des projets mis en place par le biais du PNPE. Voir si ces projets qui ont été montés sont de bons alois. C’est-à-dire se rassurer si les personnes qui ont reçu des financements ont commencé leurs activités. Force est de constater que ces personnes ont bel et bien commencé. »

Rappelant les fondements juridiques de l’institution, il a précisé :

« Le PNPE est créé sur la base d’un décret étatique. Le rôle du PNPE, c’est l’intermédiation. Nous faisons de la prospection des entreprises. »

Une intermédiation appelée à se renforcer, selon lui :

« Notre but aujourd’hui, c’est de renforcer cette prospection, aller auprès des entreprises et connaître leurs besoins en main-d’œuvre. Parallèlement, nous avons un caractère de formation. Avec nos partenaires, nous voulons former à la carte. Le PNPE est un bras séculier de l’État en termes d’emploi pour désengorger le taux de chômage. »

Fier de la rigueur et de l’engagement des promoteurs rencontrés, le directeur général a assuré qu’un suivi régulier serait maintenu. Et l’ambition dépasse Libreville.

« Le PNPE est appelé à être sur le terrain », a-t-il martelé, rappelant ses déplacements déjà effectués à Port-Gentil, dans l’Ogooué-Maritime, et à Moanda, dans le Haut-Ogooué.

Une manière d’ancrer durablement l’action publique dans les réalités économiques et sociales du pays. Et, peut-être, de redonner à la politique de l’emploi un visage concret.

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