Éducation nationale : le Gouvernement engage un dialogue structurant avec l’ouverture des travaux de la Commission interministérielle tripartite
Par Stive Roméo Makanga
Le Gouvernement gabonais a officiellement ouvert, ce mardi 13 janvier 2026, les travaux de la Commission interministérielle tripartite, consacrant une étape déterminante dans la gestion du dialogue social au sein du secteur éducatif. La cérémonie, organisée au Complexe scolaire d’Alibandeng, a été présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des responsables administratifs et des partenaires sociaux.
Instituée sur les instructions du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette Commission se veut un cadre de concertation permanent entre l’État, les organisations syndicales (notamment le SENA et le SYNETECHPRO) ainsi que les enseignants regroupés au sein de la plateforme « SOS Éducation ». Elle vise à apporter des réponses responsables, concertées et durables aux revendications exprimées par les acteurs du système éducatif.
« Il faut qu’à l’entame de ces travaux, nous en ayons tous conscience. Depuis ceux semaines, cette situation, c’est l’arrêt des enseignements en raison du mouvement de grève initiée par les syndicats et des collectifs du secteur éducatif. En particulier ceux réunis au sein du SENA, s’il en était trop, et de la structure SOS Education. Ce mouvement, fondé sur des revendications légitimes inscrites dans leur cahier des charges, peut de manière irréversible, compromettre le calendrier scolaire ainsi que les examens et concours nationaux » a déclaré Hermann Immongault.
Vue des participants
Dans son intervention, la Ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a rappelé la constance de son engagement en faveur du dialogue social, en soulignant que, « depuis (son) entrée au Gouvernement, (elle a) toujours veillé à établir un dialogue social constructif avec tous les acteurs de la communauté éducative », y compris en période de tensions marquées par des préavis de grève.
Évoquant les démarches entreprises auprès des plus Hautes Autorités, la membre du Gouvernement a indiqué avoir œuvré pour que les revendications « légitimes des partenaires sociaux, notamment le SENA et le SYNETECHPRO, ainsi que celles des enseignants réunis autour de la structure dénommée “SOS Éducation” » soient entendues. À cet égard, elle s’est félicitée des avancées déjà enregistrées, en citant notamment « le paiement partiel des vacations des examens de la session 2025 », « l’octroi de 300 nouveaux postes budgétaires pour les enseignants » et « la régularisation de 3 000 situations administratives ».
Pour la Ministre d’État, « la prise en compte progressive des revendications des enseignants est essentielle pour restaurer la sérénité dans notre système éducatif », une démarche qui traduit, selon elle, « la volonté ferme du Gouvernement de proposer des solutions durables aux enjeux du secteur ». Dans un appel solennel, Camélia Ntoutoume Leclercq a également exhorté les acteurs sociaux encore tentés par la grève à privilégier la concertation, en rappelant que « le dialogue est le chemin vers la paix et la compréhension » et que « suspendre la grève, c’est ouvrir la voie à des solutions constructives ».
À l’issue de la cérémonie, des remerciements appuyés ont été adressés au Chef de l’État pour son soutien constant, au Vice-Président du Gouvernement pour avoir impulsé cette coordination interministérielle, ainsi qu’aux partenaires sociaux et aux enseignants pour leur sens de responsabilité et leur engagement constructif.
Convaincu que cette dynamique de collaboration permettra d’aboutir à des résultats concrets et porteurs d’avenir, le Gouvernement a réaffirmé son attachement au dialogue comme socle de la pacification durable du climat social et du bon fonctionnement du système éducatif national.



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