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Crise/Éducation nationale : grâce à son intervention, l’école peut respirer à nouveau

Par Agnès Limori

Le 14 janvier 2026 restera gravé dans la mémoire collective. En effet, en clôturant les travaux de la Commission interministérielle tripartite dédiée à l’Éducation, Brice Clotaire Oligui Nguema a fait basculer des milliers d’enseignants du doute vers la stabilité, de la précarité vers la reconnaissance.

Alors que la grève planait comme une menace sérieuse sur l’avenir scolaire de toute une génération, le dialogue a prévalu. Mais au-delà des palabres et des communiqués de circonstance, c’est le pragmatisme qui a triomphé. Car la Commission tripartite (réunissant Éducation nationale, Budget et Fonction publique) n’a pas accouché d’un simple rapport administratif. Elle a produit des actes concrets, mesurables, et surtout des bulletins de solde.

« Le Président l’avait promis à Bessieux : le fils d’un pauvre au pouvoir n’oubliera jamais les siens. » Cette formule, longtemps perçue par certains comme un symbole politique, trouve aujourd’hui une traduction administrative et sociale d’une rare ampleur. Plus de 6 900 situations professionnelles ont été débloquées. Toute chose qui met fin à des années (parfois des décennies) d’attente silencieuse.

Ce que les régimes précédents n’ont pas su ou pas voulu régler en quatorze années, la Ve République l’a accompli en une seule Commission tripartite. Le contraste est saisissant. Le temps des promesses s’éteint, celui de l’action s’installe.

Au cœur de cette décision historique, une réparation sociale attendue : la régularisation de 1 810 enseignants dits « bénévoles ». Ces femmes et ces hommes, longtemps maintenus dans une zone grise de l’administration, sortent enfin de l’ombre pour intégrer pleinement la Fonction publique. Ce n’est pas un geste de charité, mais un acte de justice sociale et de dignité humaine.

À ces intégrations s’ajoutent des mesures immédiates et structurantes :

– 328 sortants de l’ENS et de l’ENSET mis en solde,

– 692 sortants de l’ENIL et de l’ENIF pris en présalaire,

– 108 enseignants de matières scientifiques intégrés,

– près de 4 000 dossiers administratifs régularisés (avancements, reclassements) sur les 6 574 examinés.

Derrière ces chiffres, ce sont des carrières débloquées, des familles rassurées et une école qui respire à nouveau.

Le message envoyé par le Chef de l’État est limpide : l’administration gabonaise doit redevenir un moteur de carrière, non un frein bureaucratique. En enclenchant une mécanique nationale de régularisation massive, le Gouvernement pose les bases d’une solution structurelle, loin des pansements temporaires.

Et l’ambition ne s’arrête pas aux portes de l’Éducation nationale. Le dispositif est appelé à s’étendre prochainement au secteur de la Santé, autre pilier social miné par des situations administratives bloquées.

Février 2026, un tournant effectif

La mise en œuvre débutera dès février 2026. À partir de cette date, des milliers de foyers gabonais verront leur quotidien se stabiliser. Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement d’un salaire régulier, mais de la reconnaissance d’un métier essentiel : former les citoyens de demain.

En redonnant aux enseignants leur dû, l’État restaure la dignité du travailleur et replace l’École au cœur du projet républicain. Ce « Printemps des enseignants » n’est pas une métaphore lyrique : c’est un tournant politique et social. Un signal fort adressé à la Nation, celui d’un pouvoir qui choisit enfin d’agir là où l’inertie avait trop longtemps régné.

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