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Taekwondo gabonais : vers une restructuration durable et une gouvernance renforcée

Par Ange Mba

‎À travers une présentation claire axée sur les activités menées par province, la Fédération gabonaise de taekwondo a mis en avant ses principales actions, notamment l’organisation de séminaires de renforcement des capacités, ainsi que la tenue de championnats avec le concours de certaines entreprises locales.

‎Ces initiatives visent à contribuer à l’émulation du sport au Gabon, en particulier par la mise en place d’un cadre technique structuré intégrant les encadreurs et les arbitres. Elles s’inscrivent également dans une démarche de suivi et d’accompagnement de l’athlète, appuyée par un bilan faisant ressortir les points forts et les faiblesses de la fédération, notamment en matière de gouvernance.

En marge de la rencontre 

‎Prenant la parole, le ministre des Sports et de la Culture a brièvement exposé sa volonté d’instaurer une nouvelle dynamique au sein des fédérations sportives, fondée sur la restructuration, une vision claire et des objectifs à long terme, gages d’un meilleur avenir pour le sport national. Toutefois, il a été relevé que cette fédération, pourtant ambitieuse, dispose d’un agrément technique qui n’est plus à jour.

‎Selon le président Mboumba Denis Decostho, il n’était pas informé que l’agrément technique avait une durée de validité de quatre ans et qu’il devait être renouvelé. Cette situation met également en lumière la responsabilité du ministère, qui se doit de mettre à la disposition des fédérations des documents écrits, clairs et accessibles, afin de permettre aux responsables sportifs de mieux maîtriser les règles et procédures administratives en vigueur.

‎Parmi les principales faiblesses identifiées figurent le manque de financement et son impact sur la vision de développement, l’absence d’infrastructures sportives homologuées, le déficit en équipements électroniques, l’inexistence d’un dojo national conforme, ainsi que l’insuffisance de matériel adapté.

‎Face à ce constat, plusieurs pistes de solutions ont été évoquées, notamment la mise à disposition de certains gymnases appartenant au ministère, en particulier dans la province de la Ngounié, à Mouila, afin de les mettre au service des clubs et dans d’autres provinces également.

‎La question des tatamis a également été abordée, avec la possibilité pour l’État d’en mettre à disposition des fédérations ou des ligues, dans le but de garantir de meilleures conditions d’entraînement et de compétition.

‎Cette nouvelle approche a été saluée par plusieurs présidents de fédérations, qui encouragent cette vision rénovée du sport national. L’objectif commun demeure clair a savoir, préserver les générations futures de l’amateurisme et du pilotage à vue, encore trop présents chez certains responsables de clubs ou de fédérations, et poser les bases d’une véritable politique sportive durable au Gabon.

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