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Éducation nationale : 1 810 anciens bénévoles reçoivent leurs parchemins et entrevoient l’intégration à la fonction publique

Par Joseph Moundruma 

L’Institut de Formation des Professeurs d’École de Libreville (IFPEL), ex-École Normale des Instituteurs de Libreville (ENIL), a servi de cadre, ce mercredi, à une cérémonie hautement symbolique : la remise des parchemins aux 1 810 anciens bénévoles de l’éducation, désormais formés et engagés dans un processus d’intégration progressive à la fonction publique.

Vue de la remise des parchemins

Un moment solennel, empreint d’émotion et d’espoir, qui marque une étape décisive dans la refondation du système éducatif gabonais, conformément à la vision portée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’éducation l’un des piliers majeurs de son action publique.

Vue de Camélia Ntoutoum Leclercq, extrême droite

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, Nicaise Kombila, représentant des bénévoles, n’a pas caché sa satisfaction.

« Nous sommes particulièrement heureux que les plus hautes autorités de notre pays aient choisi la voie de la raison en investissant dans l’éducation, notamment à travers la mise sur présalaires des 1 810 bénévoles que nous sommes », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que cette avancée majeure « nous conforte dans notre intime conviction que nous avons eu raison de faire confiance aux autorités de notre pays ».

Les anciens bénévoles , heureux d’avoir reçu leurs parchemins

Au nom de l’ensemble des récipiendaires, il a adressé de sincères remerciements au Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi qu’à la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoum Leclercq, pour cet engagement en faveur de la dignité enseignante.

 

Dans son intervention, Félicien Ngouayi, directeur de l’ENIL, a rappelé que cette cérémonie s’inscrivait dans le strict respect des plus hautes instructions du Chef de l’État, « qui a fait de l’éducation l’une des priorités majeures de son action publique ». Il a souligné le rôle central joué par l’IFPEL, qui a accueilli et assuré « avec rigueur et engagement les trois sessions de formation théorique des lauréats que nous honorons aujourd’hui ».

 

De son côté, le Directeur d’Académie Provinciale de l’Estuaire (DAPE) a replacé l’événement dans une perspective historique. Il a rappelé que depuis 2014, les concours professionnels, notamment ceux des enseignants, avaient été suspendus, la dernière promotion de l’ENIL étant sortie en 2016. Une situation qui avait entraîné « une carence significative en enseignants dans les établissements du premier degré ». Selon lui, l’arrivée du Président Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême a permis d’engager « le dénouement salvateur et progressif des situations des enseignants », preuve tangible du recentrage des politiques publiques sur l’éducation.

 

Moment fort de la cérémonie, le discours de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoum Leclercq, a donné toute sa portée à l’événement. Se disant animée par « une immense satisfaction et une profonde fierté », elle a salué une grande première dans l’histoire du système éducatif gabonais: la formation de 1 810 citoyens anciennement appelés bénévoles en vue de leur intégration à la fonction publique.

Une initiative qui, selon elle, « valorise la profession enseignante, réduit le chômage, comble le déficit d’enseignants et restaure la dignité de l’enseignant par l’accès à un emploi formel ».

 

S’adressant directement aux récipiendaires, la ministre a insisté sur leur responsabilité future : enseigner, certes, mais aussi inspirer, guider et former des citoyens éclairés, capables de contribuer positivement à la société gabonaise. Elle a également rendu un hommage appuyé aux encadreurs pédagogiques et aux équipes de l’Institut, véritables chevilles ouvrières de cette réussite.

 

En citant Gaston Bachelard: « Qui ne continue pas d’apprendre est indigne d’enseigner », Camélia Ntoutoum Leclercq a exhorté les nouveaux enseignants à cultiver l’excellence, l’innovation et l’adaptabilité, rappelant que l’éducation demeure « un investissement précieux » pour l’avenir du pays.

 

À travers cette cérémonie, l’État gabonais pose ainsi un acte fort en faveur de l’école, de l’emploi et de la dignité professionnelle, en confirmant que l’éducation est désormais au cœur du projet national de transformation.

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