Boxe gabonaise : des ligues provinciales contestent les accusations fédérales
Par Ange Mba
La récente sortie médiatique du président de la Fédération gabonaise de boxe, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, le 9 février dernier sur Radio Gabon, continue de faire jaser. Dans son intervention, il dénonce ce qu’il qualifie « d’usurpation » de certains présidents de ligues provinciales, accusés d’être à l’origine du climat chaotique qui règne au sein de la boxe gabonaise.
Plusieurs responsables du noble art ont rapidement apporté un démenti à travers un point de presse qui s’est tenu ce 12 février 2026 à la salle Johnson Okoumé.
À ce sujet, le vice-président de la Ligue de boxe de l’Estuaire, aux côtés du président Alain Otha, a tenu à clarifier plusieurs zones d’ombre.
Selon eux, les ligues provinciales sont autonomes et leurs présidents sont élus lors d’une assemblée générale élective, conformément aux statuts et règlements en vigueur. Ils affirment qu’aucun président fédéral ne peut prétendre disposer du pouvoir de nommer ou de révoquer des responsables de ligues provinciales.
À cela s’ajoutent des accusations de suspension du président Alain Otha par la Confédération africaine de boxe.
Les responsables de la ligue estiment qu’une confédération ne peut, en aucun cas, sanctionner directement une ligue provinciale. Les relations internationales relèvent exclusivement des échanges entre la Confédération africaine de boxe et la Fédération gabonaise de boxe.
Ces allégations sont jugées fausses et contraires aux procédures disciplinaires prévues par les statuts et règlements de la ligue et de la fédération.
Sur la question de l’hypothèque de la salle nationale de boxe, que le président fédéral affirme avoir levée, ses contradicteurs parlent d’une « contre-vérité ». Ils soutiennent, en revanche, que cette situation avait déjà été réglée sous l’ancienne présidence d’Olivier Moussavou, quittance de paiement à l’appui, datée du 15 juillet 2021.
Au-delà des divergences personnelles, cette crise révèle surtout un profond malaise institutionnel. Entre accusations de gestion irrégulière, suspension passée de la fédération et interdictions de compétitions internationales, la boxe gabonaise semble engluée dans une bataille de légitimité.
Face à cette cacophonie, les responsables de ligue appellent à l’arbitrage du ministère des Sports afin que les textes soient appliqués avec rigueur et impartialité. Pour eux, seule une clarification juridique et administrative permettra de restaurer l’ordre et de redonner à la boxe gabonaise ses lettres de noblesse.



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